Émirats : Air Algérie empêchée de rapatrier des Algériens de Dubaï 

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Émirats Air Algérie

Les Émirats refusent l’embarquement des Algériens à Dubaï, l'avion d'Air Algérie repart vide vers Alger - Algérie Zoom

Un avion de la compagnie nationale Air Algérie s’est récemment posé à Dubaï aux Émirats arabes unis avec un objectif clair : permettre le retour de ressortissants algériens bloqués sur place. Mais l’opération n’est pas allée à son terme. Selon les informations rapportées par El Khabar, les autorités locales n’ont pas autorisé l’embarquement des passagers concernés. L’appareil est reparti sans voyageurs et a regagné Alger, atterrissant à l’aéroport Houari Boumediene.

Une opération encadrée par la cellule de crise

Ce vol d’Air Algérie aux Émirats ne relève pas de l’improvisation. Il s’inscrit dans le cadre du dispositif de suivi activé par le ministère des Affaires étrangères, via une cellule de crise dédiée à la protection des ressortissants à l’étranger. Cette structure observe de près ce qui se joue dans la région du Golfe, marquée depuis plusieurs jours par des tensions diplomatiques et sécuritaires accrues.

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L’objectif reste constant : anticiper, coordonner, et, lorsque les conditions le permettent, faciliter les déplacements des Algériens établis ou de passage à l’étranger. En clair, tout se décide au cas par cas, en fonction des autorisations locales et de l’évolution du contexte.

Position diplomatique : fermeté et appel à l’apaisement

Dans un communiqué officiel diffusé récemment, la diplomatie algérienne a exprimé sa préoccupation face à des actions visant plusieurs pays de la région, dont Oman, l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats, le Qatar, le Koweït et la Jordanie. Le ton est resté mesuré. Respect de la souveraineté des États, refus de toute ingérence, et priorité donnée aux solutions pacifiques : les lignes sont connues et réaffirmées.

Cette prise de position s’inscrit dans la continuité d’une doctrine diplomatique constante, qui privilégie le dialogue et la désescalade.

Concertations arabes au plus haut niveau

Dans le même temps, le président Abdelmadjid Tebboune a multiplié les échanges téléphoniques avec plusieurs dirigeants arabes. Parmi eux : le prince Mohammed ben Salmane, le roi Abdallah II, l’émir Tamim ben Hamad Al Thani, le cheikh Mishal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah et le sultan Haïtham ben Tariq.

Ces discussions ont porté sur l’évaluation de la situation et sur les moyens de protéger les citoyens et les intérêts essentiels dans un environnement régional instable. L’Algérie a, à cette occasion, insisté sur la nécessité d’une coordination arabe renforcée, afin d’éviter tout élargissement des tensions et de garantir la continuité des services vitaux.

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Pour les Algériens de Dubaï, l’épisode rappelle une réalité simple : même préparées, les opérations de rapatriement restent en fait tributaires de décisions souveraines, parfois défavorables.

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