OQTF : Tebboune clarifie la position de l’Algérie

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Le président Tebboune explique pourquoi l’Algérie refuse d’accueillir des OQTF - Algérie Zoom

Face aux critiques répétées venues de France sur l’exécution des OQTF, le président Abdelmadjid Tebboune a tenu à remettre les choses à plat. Lors d’une rencontre avec la presse nationale, samedi 7 février dernier, le chef de l’État a livré une lecture ferme et assumée de la position algérienne, en invoquant le respect des droits des ressortissants algériens et des accords bilatéraux liant Alger et Paris.

La question des obligations de quitter le territoire français revient régulièrement dans le débat politique hexagonal. Elle sert aussi, parfois, de levier de pression diplomatique. Abdelmadjid Tebboune ne l’ignore pas. Il cite clairement la période durant laquelle Bruno Retailleau occupait le ministère français de l’Intérieur, entre septembre 2024 et octobre 2025.

Le président Tebboune tranche d’entrée : « Pour les OQTF, nous les avons refusées à un ministre parce qu’il se permettait de prendre des Algériens, que j’ai juré de protéger sous serment, de les mettre dans un avion et de les renvoyer en Algérie. »

Tebboune – OQTF : « Ces Algériens ont des droits »

Au cœur de la position algérienne, un principe simple : le respect des droits fondamentaux. Abdelmadjid Tebboune insiste sur la durée de présence de nombreux ressortissants concernés. Dix ans, parfois plus. Une réalité humaine, souvent absente du débat public.

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« Ces Algériens ont des droits. Ils vivent en France depuis 10, 12 ou 13 ans… Il faut respecter leurs droits », martèle-t-il. Avant d’ajouter une précision juridique essentielle : « Même si la justice ordonne leur expulsion, il y a un recours ».

En clair, aucune procédure ne peut s’imposer dans la précipitation ou en dehors du cadre légal.

OGTF : Tebboune appel à respecter les accords bilatéraux 

Le président rappelle aussi l’existence de mécanismes encadrés entre Alger et Paris. Rien n’a été laissé au hasard, affirme-t-il. « Nous avons des accords qui régissent cela », souligne-t-il, en pointant des manquements répétés côté français.

Selon lui, l’Algérie doit être officiellement informée de toute expulsion envisagée. « Le consul doit rendre visite au ressortissant frappé d’une OQTF et prendre attache avec le préfet pour le défendre… Si la procédure est en règle, il signe le laissez-passer ».

Une mise en garde sans détour

Le ton se durcit en fin d’intervention. Le chef de l’État ne cache pas son agacement face à certaines postures politiques françaises. « Celui qui veut humilier ou ridiculiser l’Algérie n’est pas encore né », lance-t-il.

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Enfin, Abdelmadjid Tebboune balaie toute confusion avec son appel du 11 janvier dernier aux jeunes Algériens en situation précaire à l’étranger. « Absolument rien à voir », tranche-t-il, écartant tout lien avec les dossiers OQTF.

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