eVISA : l’ambassade britannique à Alger apporte des précisions

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eVISA britannique

Ambassade du Royaume-Uni à Alger : lancement officiel du eVisa dès le 25 février pour les voyageurs algériens © Unsplash - Algérie Zoom

Le changement était attendu. Il est désormais daté, cadré, expliqué. Ce mardi 10 février, l’ambassade britannique en Algérie a détaillé la nouvelle procédure liée au visa électronique (eVISA) , appelé à remplacer définitivement les traditionnelles vignettes collées sur les passeports. En clair, à partir du 25 février, plus aucun autocollant. Tout passera par le numérique.

Sur le fond, Londres assume un virage déjà engagé ailleurs. Moderniser, fluidifier, sécuriser. Sur le terrain, en revanche, beaucoup de voyageurs s’interrogent encore. Comment ça marche ? Qu’est-ce qui change vraiment ? Et surtout, que doivent faire les Algériens concernés ? L’ambassade a choisi de lever les zones d’ombre.

Fin des vignettes, place au numérique

Le principe est simple. À compter du 25 février 2026, les ressortissants soumis à l’obligation de visa pour entrer au Royaume-Uni – dont les Algériens – recevront exclusivement un visa électronique, ou eVisa, rappelle l’ambassade britannique à Alger. Plus de vignette apposée sur le passeport, plus de page tamponnée.

« À partir du 25 février, les visiteurs n’obtiendront qu’un visa électronique », rappelle la représentation diplomatique britannique. Une phrase courte, répétée à plusieurs reprises dans le communiqué. Comme pour bien ancrer l’idée.

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Attention toutefois : ce basculement ne modifie pas la procédure de demande en elle-même. Les candidats au visa devront toujours se rendre dans les centres agréés, prendre rendez-vous, déposer leurs dossiers, fournir leurs justificatifs. Sur ce point, rien ne bouge.

Mais après la décision, tout change.

Trois démarches après la décision de visa

C’est là que l’eVisa britannique entre en jeu. Une fois la réponse obtenue – favorable, bien sûr – le demandeur devra effectuer trois démarches distinctes pour accéder à son visa électronique.

Première étape : créer un compte UKVI (UK Visas and Immigration). Une formalité en apparence, mais qui nécessite quelques éléments précis. Un numéro de téléphone valide. Une adresse e-mail personnelle, accessible à chaque connexion. Et surtout, un passeport en cours de validité.

À cela s’ajoute le numéro de demande de visa, appelé numéro de formulaire web global ou numéro de demande unique. Sans lui, impossible d’aller plus loin.
Ensuite, vient la confirmation d’identité. Le demandeur devra associer son compte UKVI à son eVisa, en suivant les instructions fournies, explique l’ambassade britannique à Alger. Une étape technique, parfois délicate, mais incontournable.

Enfin – et ce n’est pas un détail – il faudra consulter le visa électronique et vérifier l’exactitude des informations. Nom, numéro de passeport, durée de validité. Tout. L’ambassade insiste sur ce point.

eVISA britannique : ce que ça change pour les voyageurs

Sur le terrain, les réactions sont partagées. Certains y voient un gain de temps, moins de stress à l’aéroport, moins de risques de perte de documents. D’autres s’inquiètent de la dépendance au numérique, surtout pour ceux peu à l’aise avec les démarches en ligne.

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Difficile de ne pas y voir, malgré tout, un signal clair. Le Royaume-Uni accélère sa transition numérique en matière d’immigration. Et l’Algérie n’y échappe pas.
En pratique, les autorités britanniques recommandent d’anticiper. Créer son compte dès que possible. Vérifier ses accès. Et surtout, ne pas attendre la veille du départ pour découvrir son eVisa d’entrée sur le sol britannique.
Car à partir du 25 février, il n’y aura plus d’alternative. Plus de vignette. Juste un visa électronique. Et une nouvelle habitude à prendre.

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