France – Biyouna : Paris prépare un hommage mémorable
Le Conseil de Paris veut saluer son parcours sans détour, avec un hommage public à venir - Algérie Zoom
La disparition de l’actrice algérienne, le 25 novembre, a bouleversé des milliers de spectateurs. Paris prépare désormais un hommage à la hauteur du rire et de la liberté de Biyouna.
Le Conseil de Paris a tranché sans hésitation : un hommage public sera rendu à Biyouna, figure emblématique de la culture algérienne et artiste profondément aimée des deux rives. Le vœu, porté par le Groupe Communiste et Citoyen, a été adopté à l’unanimité. Pas une voix discordante.
Un vote unanime, sans détour
Ce geste politique, rare dans sa cohésion, dépasse le cadre institutionnel. Il traduit une reconnaissance sincère envers Baya Bouzar, alias Biyouna, disparue le 25 novembre dernier à l’âge de 73 ans. Hospitalisée début novembre pour des complications respiratoires, elle s’est éteinte après une longue lutte contre le cancer.
Une disparition qui laisse un vide
Son parcours, lui, reste intact dans les mémoires. De ses débuts dans les troupes traditionnelles à son explosion médiatique en 1973 avec le rôle de Fatma dans « La Grande Maison », Biyouna n’a jamais cessé de surprendre. Elle a traversé les formats, les frontières, les générations. Cinéma, télévision, musique : tout lui allait.
De Fatma à Paloma, une trajectoire sans faux pas
À Paris, où l’on prévoit un hommage marquant, son aura n’a jamais faibli. Des rôles marquants dans « Viva Laldjérie » ou « Délice Paloma », des apparitions scéniques pleines de panache, une voix reconnaissable entre mille… Biyouna a su tisser un lien affectif avec le public français, sans jamais renier ses racines algériennes.
Le communiqué du Groupe Communiste et Citoyen insiste sur cette dimension : « Par son talent, elle a tissé un pont entre nos deux pays qu’il nous faut préserver. » L’hommage à venir, dont les modalités restent à définir, s’annonce à la hauteur de cette promesse.

Paris : l’hommage à Biyouna, oui – mais pas à moitié
Pas de date fixée pour l’instant, ni de lieu précis. Mais l’intention est claire : Paris ne veut pas d’un hommage discret pour Biyouna. Elle veut saluer une femme libre, drôle, audacieuse, qui a su faire rire sans jamais trahir.
Biyouna n’était pas seulement une artiste. Elle était une passerelle vivante entre les cultures. Et Paris, aujourd’hui, s’apprête à le dire haut et fort.
