Immigration au Canada : ce que les Algériens doivent savoir avant de payer un représentant
Un représentant non autorisé facturant des conseils en immigration peut entraîner le refus d'une demande de visa © Pixabay – Algérie Zoom
Avant de verser de l’argent à un représentant en immigration au Canada, les candidats algériens sont invités à vérifier son autorisation, rappelle l’ambassade du Canada en Algérie.
Représentant en immigration au Canada : qui peut légalement facturer ses services
Dans une publication sur sa page Facebook officielle, l’ambassade du Canada en Algérie précise qui peut facturer des conseils en immigration. Trois catégories de professionnels sont autorisées à percevoir une rémunération :
- les avocats et parajuristes membres d’un barreau provincial ou territorial canadien ;
- les notaires membres de la Chambre des notaires du Québec ;
- les consultants en citoyenneté ou en immigration membres du Collège des consultants en immigration et en citoyenneté.
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Payer un représentant, quelle que soit la forme du paiement, l’oblige à détenir une autorisation. Confier son dossier à un représentant non autorisé comporte un risque réel : le refus ou le retour de la demande.
Représentants non rémunérés : ce que précise l’ambassade
Des représentants non rémunérés existent également. Il peut s’agir de membres de la famille, d’amis, ou d’autres tiers. Ces personnes peuvent en effet fournir les mêmes services que les représentants rémunérés, à condition de ne percevoir aucun frais en contrepartie. Toutefois, le demandeur reste responsable de tous les renseignements inscrits dans sa demande, même si un tiers l’a remplie pour lui.
Comment vérifier si un représentant est autorisé
L’ambassade recommande plusieurs vérifications avant de faire confiance à un représentant. D’une part, les consultants en citoyenneté ou en immigration doivent appartenir au Collège des consultants en immigration et en citoyenneté. D’autre part, les avocats et notaires doivent, eux, appartenir au barreau d’une province canadienne ou à la Chambre des notaires du Québec. Pour exercer légalement au Canada, un représentant en immigration doit figurer dans l’annuaire de son ordre professionnel. L’ambassade conseille aussi d’obtenir un contrat écrit précisant les services et les frais, puis d’exiger un reçu à chaque paiement.
Les signes qui doivent alerter les candidats à l’immigration
Plusieurs comportements doivent éveiller la méfiance. Ainsi, un représentant qui annonce des services gratuits avant de réclamer des frais constitue un signal d’alerte. De même, celui qui conseille d’inscrire de fausses informations dans une demande doit être évité. Par ailleurs, l’ambassade rappelle qu’aucune administration canadienne ne demande de déposer de l’argent sur un compte bancaire personnel, ni de transférer des fonds via une société de transfert d’argent privée. Enfin, elle déconseille de remettre des documents originaux à un représentant, ou de signer des formulaires vierges ou incompris.
