La Corée du Sud veut repasser en tête des acheteurs du pétrole algérien

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Corée du Sud

La Corée du Sud intensifie ses négociations pour reprendre la tête des acheteurs du pétrole algérien © Pexels - Algérie Zoom

La bataille pour le pétrole algérien se joue aussi à distance. Et à Séoul, le message semble clair : reprendre du terrain, vite. Après avoir dominé les achats en 2025, la Corée du Sud ne cache plus son intention de revenir au premier plan parmi les clients de l’Algérie. Une démarche qui passe par de nouvelles discussions directes avec Alger, dans un contexte énergétique encore mouvant.

Séoul relance l’offensive sur le Sahara Blend

L’an dernier, Séoul importait environ 120 000 barils par jour de brut algérien. Depuis, le classement a changé. Les marchés européens ont repris l’avantage, poussant la Corée du Sud à la quatrième position, derrière l’Espagne, la France et l’Italie. Un recul qui, manifestement, n’est pas accepté comme durable.

Selon des informations rendues publiques par le député An Do-gul, membre du parti démocrate au pouvoir, Séoul prépare une nouvelle phase de négociations. Dans une déclaration rapportée par le quotidien Korea Times, l’élu a évoqué l’activation de leviers diplomatiques pour obtenir davantage de volumes de Sahara Blend, un brut apprécié pour sa faible teneur en soufre.

Une stratégie pour sécuriser l’approvisionnement

La démarche ne concerne pas uniquement l’Algérie. Séoul prévoit l’envoi d’émissaires également en Arabie saoudite et à Oman. Mais la cible algérienne occupe une place particulière. On voit clairement une volonté d’élargir les sources d’approvisionnement hors Moyen-Orient, région souvent exposée à des tensions.

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La consommation intérieure sud-coréenne avoisine 2,5 millions de barils par jour. Dans ce contexte, multiplier les partenaires devient un enjeu stratégique. L’Algérie, avec la régularité de ses livraisons et la réputation de Sonatrach, apparaît comme une alternative crédible. Sur le terrain énergétique, ce type de fiabilité pèse. Beaucoup.

L’Europe reste dominante, mais l’Asie progresse

Les chiffres récents confirment toutefois la prééminence européenne. L’Espagne occupe la première place, suivie par la France puis l’Italie, qui a enregistré une progression notable de ses achats. Malgré cela, la Corée du Sud affiche une dynamique positive : ses importations ont augmenté d’environ 40 % sur un an, passant de 25 000 à 35 000 barils quotidiens au début de 2026.

Une progression discrète, mais réelle. Sur les marchés, certains observateurs y voient déjà les premiers effets d’un repositionnement. Séoul teste, ajuste, négocie. Et cherche clairement à reprendre la tête des acheteurs du pétrole algérien, sans brusquer l’équilibre existant. Rien n’est joué, mais la compétition est relancée.

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