Marché noir – Début 2026 : le dinar algérien décroche face à l’euro
Début 2026, l’euro grimpe au marché noir par rapport à la fin de l'année passée © Unsplash - Algérie Zoom
L’euro et le dollar repartent à la hausse face au dinar algérien sur le marché noir en ce début d’année. La monnaie nationale continue de perdre du terrain, et l’écart avec les cotations officielles s’élargit.
Au square Port-Saïd d’Alger, les cambistes ont affiché dès le 3 janvier des prix en dinar algérien en hausse sur le marché noir : 278,50 dinars pour un euro, 236,50 pour un dollar. Ces valeurs marquent le premier jour de cotation de 2026 et donnent le ton.
Côté officiel, l’euro est coté à 152,09 dinars et le dollar à 129,57. L’écart est vertigineux : plus de 126 dinars de différence pour l’euro, près de 107 pour le dollar. Les autres devises suivent la même logique : sur le marché noir, elles s’échangent à des niveaux bien supérieurs aux cotations de la Banque d’Algérie. Ce fossé illustre la déconnexion entre les chiffres institutionnels et la réalité vécue par les ménages et les commerçants.
Une année de glissements
En un an, l’euro a gagné devant le dinar algérien plus de 32 DZD sur le marché noir. Le billet de 100 euros coûte désormais 3.200 dinars de plus qu’en janvier 2025. Même sur le marché officiel, la monnaie nationale recule : 11 dinars perdus face à l’euro en douze mois. Le dollar suit une trajectoire similaire, confirmant la tendance générale de dépréciation.
Les autres devises dans la même dynamique
Les images des cotations montrent que la livre sterling, le franc suisse ou encore le dollar canadien évoluent aussi à des niveaux élevés dans le change parallèle. Chaque devise traduit la même réalité : le dinar s’affaiblit, et les écarts avec les cours officiels deviennent structurels. Pour les importateurs, les étudiants à l’étranger ou les familles qui envoient de l’argent, ces différences pèsent lourd.
Le début de 2026 confirme que le dinar reste sous pression. Le marché noir impose ses prix, tandis que les cotations officielles peinent à refléter la réalité. Entre les deux, les citoyens naviguent dans un système à double vitesse, où la valeur de la monnaie nationale se mesure davantage dans les ruelles du square que dans les communiqués de la Banque d’Algérie.
