Notifications piégées, SMS frauduleux : la police algérienne tire la sonnette d’alarme
Sur internet comme par SMS, les fraudeurs cherchent à voler vos données personnelles et votre argent – Algérie Zoom
12 juin 2026 — Deux affiches, deux alertes, un même constat : la cybercriminalité s’attaque directement au quotidien numérique des Algériens. C’est en tout cas le message que fait passer la page Facebook officielle des forces de police, à travers deux publications récentes. L’une de ces publications de la Police algérienne porte sur les notifications malveillantes, l’autre sur les SMS frauduleux — avec, cette fois, des exemples concrets de messages piégés.
Quand une simple visite suffit à infecter l’appareil
Premier point abordé : les notifications malveillantes. Selon la police, ces logiciels se diffusent via des sites pourtant considérés comme fiables. Et le détail qui interpelle, c’est que l’infection peut se produire sans aucune action de l’utilisateur. Pas de clic, pas de téléchargement. La simple présence sur la page peut suffire.
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Face à ça, plusieurs réflexes sont recommandés. Sur le navigateur d’abord : installer des extensions de sécurité, vérifier les paramètres liés aux cookies, et se méfier des publicités qui s’affichent un peu trop facilement sur certains sites. Autre point soulevé : apprendre à repérer les sites falsifiés, ces copies presque parfaites de plateformes connues. Pour les mots de passe, la consigne est simple — ne jamais les laisser enregistrés. Et puis deux habitudes basiques mais souvent négligées : garder son navigateur à jour, et bloquer les pop-up qui s’ouvrent sans qu’on l’ait demandé.
Le SMS, le code, et l’argent qui disparaît
Deuxième affiche, et là, la police va plus loin en détaillant un scénario presque mot pour mot. Ça commence par un SMS. Un message qui demande de « mettre à jour » ses données personnelles, ou qui réclame carrément l’envoi d’un code OTP — ce code censé rester entre vous et votre banque, justement. Parfois, c’est un lien qui accompagne le tout, avec une formulation du genre « régularisez votre situation ». L’expéditeur prétend que le client doit exécuter ses consignes rapidement, sous peine de voir son compte CCP ou bancaire suspendu.
Et la suite, on la connaît : une notification tombe, annonçant un retrait de 100 000 DA. La police ne s’arrête pas à la mise en garde théorique — elle montre, chiffres à l’appui, ce que ça donne concrètement quand on répond à ce genre de message.
« Un employé ne vous demandera jamais ça »
Il y a un point sur lequel l’affiche insiste particulièrement, et ce n’est pas un détail anodin. En effet, un employé de la poste ou d’une banque ne demande jamais les données personnelles d’un client, ni une photo de sa carte postale ou bancaire. Si on vous le demande, ce n’est pas un employé. Point.
Même logique pour les échanges avec des inconnus. La police recommande de toujours vérifier l’identité de son interlocuteur, surtout face à quelqu’un qui prétend représenter une institution.
SMS frauduleux : comment signaler un cas suspect à la Police algérienne
La police le rappelle en conclusion de son message : tout cas suspect peut — et doit — être signalé aux autorités, via le site officiel www.algeriepolice.dz.
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Au final, ces deux publications disent à peu près la même chose, sous deux formes différentes : sur internet comme au téléphone, personne de sérieux ne vous demandera jamais vos codes ou vos données. Et c’est souvent ce détail-là qui fait toute la différence.
