Paiement électronique : 4 mesures fortes pour précipiter la fin du cash en Algérie
L’État algérien prolonge ses mesures pour réduire l’usage du cash et renforcer le paiement électronique - Algérie Zoom
Le mouvement s’accélère. Sur le terrain, entre commerçants encore prudents et clients déjà équipés, le paiement électronique s’installe en Algérie — doucement, mais sûrement. Derrière cette évolution, l’État affine sa stratégie. Pas de rupture brutale, plutôt une série de leviers concrets, activés au bon endroit.
Et cette fois, quatre mesures ressortent nettement.
Des frais absorbés pour lever le premier frein
C’est souvent là que tout bloque : les commissions. Trop élevées pour certains, dissuasives pour d’autres. Les autorités ont choisi de contourner l’obstacle en faisant porter ces coûts par les banques et Algérie Poste.
Concrètement, les utilisateurs — particuliers comme commerçants — n’ont plus à supporter ces frais sur les paiements électroniques. Un détail ? Pas vraiment. Dans les faits, cela change l’équation. Le paiement par carte ou via terminal devient plus compétitif face au cash, parfois même plus simple.
Sur plusieurs points de vente, le constat revient : dès que le coût disparaît, l’usage suit. Lentement, mais il suit.
Un avantage fiscal pour activer les réseaux bancaires
Deuxième levier, plus discret mais décisif : un allègement fiscal accordé aux établissements financiers. Les banques et Algérie Poste peuvent réduire leur base imposable au titre de l’impôt sur les bénéfices, en contrepartie de leur engagement dans ce dispositif.
Autrement dit, elles ont désormais un intérêt direct à promouvoir ces moyens de paiement. Déploiement de terminaux, sensibilisation des commerçants, amélioration des services… tout devient plus cohérent.
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Difficile de ne pas y voir un signal clair : le chantier ne repose plus uniquement sur les usagers. Il mobilise aussi les opérateurs du système.
Une prolongation jusqu’à fin 2026 pour installer les usages
Mais sur ce terrain, le temps compte. Les habitudes ne changent pas du jour au lendemain. Les autorités l’ont intégré en prolongeant le dispositif jusqu’au 31 décembre 2026.
Ce calendrier étendu donne de l’air aux acteurs. Les banques peuvent investir sans précipitation, les commerçants tester, ajuster, parfois hésiter — puis basculer. Et les clients, eux, s’habituent. Petit à petit.
Dans certaines villes, on voit déjà apparaître des files distinctes : ceux qui paient en liquide… et ceux qui passent par terminal. Rien de spectaculaire. Mais le basculement est en marche.
Un cadre réglementaire déjà balisé
Enfin, quatrième point — plus technique, mais essentiel : l’encadrement précis du dispositif. Les règles ne sortent pas de nulle part. Elles s’appuient sur des textes déjà en place depuis 2025, notamment pour définir les plafonds de commissions et les modalités d’application.
Les services fiscaux disposent ainsi d’une feuille de route claire. Pas de flou, pas d’interprétation variable d’une région à l’autre. L’objectif est simple : garantir une mise en œuvre uniforme.
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Au bout du compte, tout converge vers la même direction : généralisation du paiement électronique en Algérie. Moins de cash en circulation, plus de transactions tracées, et un système financier qui se modernise sans rupture brutale. Sur les marchés, dans les boutiques ou aux guichets… le changement ne fait pas de bruit. Mais il avance.
