Révision de la Constitution en Algérie : 10 propositions dévoilées

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Algérie : dix propositions officielles dévoilées pour la révision technique de la Constitution © Radio Algérie - Algérie Zoom

Réunis au Palais des Nations, responsables politiques et membres du gouvernement ont lancé en Algérie une conférence nationale consacrée à la révision technique de la Constitution et de la loi électorale. Au cœur des échanges, dix propositions présentées par la présidence de la République.

Ce samedi 24 janvier 2026, le Premier ministre Seifi Ghrib a en effet donné le coup d’envoi de cette rencontre nationale nationale consacrée à la révision technique de la Constitution en Algérie. Cette conférence se déroulle en présence du directeur de cabinet de la présidence, Boualem Boualem, comme l’a indiqué la télévision algérienne

Autour de la table, des membres du gouvernement, des chefs de partis politiques, le président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) et plusieurs acteurs du champ politique et électoral.

L’objectif affiché reste donc clair. Ajuster certains mécanismes institutionnels sans rouvrir un chantier constitutionnel de fond. Une révision dite technique, ciblée, mais aux effets concrets.

Dix propositions présentées par la présidence

Selon la même source, Boualem Boualem a détaillé un exposé articulé autour de dix propositions destinées à moderniser et clarifier plusieurs dispositions constitutionnelles. 

Les voici donc, telles que rapportées par la source :

  • Exiger un niveau d’instruction minimum pour les candidats à la présidence de la République.
  • Encadrer la cérémonie de prestation de serment, en précisant l’instance devant laquelle elle se tient et celle chargée de la lecture du serment.
  • Autoriser le président de la République à convoquer des élections locales anticipées.
  • Supprimer l’avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature pour certaines nominations judiciaires, le président de la République présidant déjà cette instance.
  • Porter le mandat du président du Conseil de la Nation à six ans, contre trois actuellement, afin d’assurer la continuité institutionnelle.
  • Assouplir l’organisation de la session parlementaire ordinaire, avec une ouverture possible en septembre et une clôture dix mois plus tard.
  • Revoir la composition du Conseil supérieur de la magistrature, en retirant certaines catégories de membres et en y intégrant le procureur général près la Cour suprême.
  • Élargir les prérogatives de contrôle de l’ANIE, tout en confiant la logistique électorale à l’administration.
  • Introduire une disposition transitoire pour permettre le renouvellement partiel du Conseil de la Nation après trois ans.
  • Fixer des délais transitoires pour adapter les institutions dont le cadre juridique a été modifié.

Révision technique de la Constitution en Algérie : des débats politiques attendus

Ces propositions alimentent désormais les discussions entre les représentants des formations politiques présents à la conférence. 

Par ailleurs, les travaux se poursuivent sous la supervision directe du Premier ministre, avec un calendrier encore ouvert. Les conclusions pourraient, à terme, orienter un projet de révision technique de la Constitution en Algérie soumis aux instances compétentes. 

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