Visas États-Unis / Algériens : quand payer la caution de 15 000 $ ?
Les Algériens devront verser une caution pouvant atteindre 15 000 $ pour obtenir un visa B1/B2 vers les États-Unis © Unsplash - Algérie Zoom
L’information a surpris plus d’un demandeur. Depuis ce 21 janvier 2026, l’ambassade des États-Unis en Algérie a officiellement activé une nouvelle règle pour certains visas B1/B2. En clair : une caution financière, pouvant aller jusqu’à 15 000 dollars, peut désormais s’inviter dans la procédure. Reste une question centrale, très concrète : à quel moment faut-il payer ?
Mercredi matin, l’ambassade à Alger a en effet publié une mise à jour qualifiée d’importante sur sa page Facebook officielle. Le message de l’ambassade des États-Unis en Algérie cible les Algériens qui sollicitent les visas B1/B2, destiné aux voyages d’affaires et au tourisme.
À partir de cette date, certains profils jugés à risque pourront se voir demander le versement d’une caution remboursable avant la délivrance du visa. Le montant maximal annoncé atteint 15 000 dollars. Une somme lourde, qui fait déjà réagir.
Pas avant l’entretien consulaire, insiste l’ambassade
Point clé du communiqué : aucun paiement ne doit être effectué avant l’entretien consulaire. L’ambassade américaine se veut claire. Payer à l’avance ne sert à rien. Cela ne facilite pas le dossier. Et surtout, cela ne garantit rien.
Concrètement, tout se joue après l’entretien. Si l’agent consulaire estime que le dossier entre dans le cadre du dispositif, il remettra au demandeur un lien personnalisé vers le site officiel du gouvernement américain, accompagné d’instructions précises. Pas de lien générique. Pas d’intermédiaire. Difficile de faire plus direct.


Visas États-Unis : une mesure élargie à 38 pays, dont l’Algérie
Début janvier, le Département d’État américain avait déjà donné le ton. Le système de caution financière, lancé comme projet pilote en août 2025, s’étend désormais à 38 pays. L’Algérie figure sur la liste, aux côtés de pays africains, latino-américains et asiatiques.
L’objectif affiché : renforcer le contrôle migratoire et limiter les dépassements de séjour. En cas de refus de visas, ou si le titulaire respecte les règles et quitte les États-Unis dans les délais, la caution est intégralement remboursée.
Aéroports imposés et conditions strictes
Autre détail à ne pas négliger. Les détenteurs concernés devront obligatoirement entrer par trois aéroports : Boston Logan, JFK à New York et Washington Dulles. Pas de détour possible.
Les autorités américaines assurent enfin que cette mesure n’affecte pas les autres programmes d’entrée. Sur le terrain, pourtant, le message reste clair : le visa B1/B2 devient plus encadré. Plus surveillé aussi. Et pour certains, nettement plus coûteux.
