Hassan Nasrallah : coulisses de sa mort et successeur à la tête du Hezbollah
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a perdu la vie hier vendredi dans une frappe aérienne israélienne dans son QG à Beyrouth au Liban.
Dans un premier temps, c’est la radio de l’armée israélienne qui a fait part de la nouvelle de la mort du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avant qu’un communiqué du parti islamiste chiite libanais vienne le confirmer.
Par la suite, les confirmations se sont enchaînées ce 28 septembre 2024, avec notamment la déclaration du ministère français des Affaires étrangères à ce sujet. Le Quai d’Orsay avait donc assuré, en citant les renseignements à sa disposition, du décès du numéro 1 du Hezbollah Hassan Nasrallah.
En se basant sur les analyses d’experts bien au fait du conflit au Moyen-Orient et du fonctionnement interne d’Israël, nous pouvons affirmer sans crainte de se tromper que l’opération avant d’être militaire est surtout un travail de renseignement.
Les événements des derniers jours, depuis le lancement des attaques israéliennes sur le Sud Liban et puis sur la banlieue sud de Beyrouth, montrent que le Hezbollah est infiltré à haut degré par Israël.
Les explosions des bipers et des talkies-walkies ont mis à nu à quel point les renseignements sionistes ont pu aller loin dans leurs opérations, en infiltrant la chaîne d’approvisionnement du Hezbollah de Hassan Nasrallah en ces appareils supposément sécurisés.
Les assassinats ciblés des dirigeants du parti ont étayé l’hypothèse d’un Hezbollah infiltré à grande échelle.
Reconstitution de l’histoire
Après son discours à l’ONU, Benjamin Netanyahu reçoit un appel d’une extrême importance. Il est à New-York et on le contacte depuis Tel-Aviv pour lui faire part d’un développement crucial.
Un département des services de renseignement israéliens a intercepté une information sur une opportunité qui ne risque pas de se représenter d’aussitôt.
En fait, on apprend au Premier-ministre de l’entité sioniste qu’un groupe de hauts dirigeants du Hezbollah effectuent une visite rapide à Beyrouth
L’objectif consiste à procéder à une réunion dans le quartier de Haret Hreik, situé dans la banlieue sud de Beyrouth, à laquelle Hassan Nasrallah allait être certainement présent.
L’identité des autres responsables présents demeure inconnue, mais on dit que parmi eux il y avait sûrement Ali Karaki qui commandait le front sud du parti chiite armé.
Pour sa part, l’armée israélienne a besoin du feu vert de Netanyahu et celui-ci, comme on peut facilement le deviner, ne s’est pas fait prié. Il a tout de suite donné son aval pour assassiner l’un de ses pires ennemis de toute la région.
Des avions de combat israéliens F15 ont alors largué des bombes anti-bunker GBU-72 conçues par l’armée de l’air américaine sur le quartier général du Hezbollah établi au sous-sol d’un bâtiment résidentiel.
Ainsi, les forces armées sionistes ont mis un terme à un règne de 32 de Hassan Nasrallah qui a succédé en 1992 à Abbas Moussaoui, également assassiné par les Israéliens.
Successeur de Hassan Nasrallah à la direction du Hezbollah
Concernant son successeur à lui aujourd’hui, il faudra en premier lieu signaler que le Hezbollah a provisoirement placé Naïm Qassem, l’un des idéologues du mouvement et adjoint du SG disparu chargé de la gestion interne et des finances du parti, à la direction du parti.
Pour la succession à part entière comme secrétaire général du Hezbollah après Hassan Nasrallah, plusieurs noms émergent.
On parle de l’homme qui occupe actuellement le poste par intérim, mais aussi de Hachem Safieddine qui dirige le Conseil exécutif, Talal Hamiyé, chef de l’Unité 910, Mohammad Yazbeck, représentant de l’ayatollah Khamenei et Amine el-Sayed qui préside le Conseil politique du parti.
Cependant, un nom sort du lot plus que d’autres, celui de Hachem Safieddine.
Il faut enfin savoir que trois paramètres régissent la nomination du nouveau secrétaire général du Hezbollah en remplacement à Hassan Nasrallah :
- État interne du parti
- Relations du candidat avec l’Iran
- Et est-ce que le dirigeant en question est encore vivant ? (Dans le cas de Hachem Safieddine, l’armée israélienne a confirmé qu’il n’a pas été tué avec Nasrallah)
