CNR : voici comment est calculée la retraite anticipée des femmes
La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Soraya Mouloudji, a expliqué comment se fait le calcul pour une adhésion anticipée des femmes à la CNR, c’est-à-dire prendre leur retraite avant l’âge légal de départ.
La responsable a souligné que les femmes actives dans notre pays ont accès à de nombreux avantages en matière de Sécurité sociale. Elle évoque alors la possibilité pour les femmes de partir à la retraite anticipée, et ce, en demandant à cesser de travailler avant la soixantaine, et de commencer à recevoir leurs pensions auprès de la Caisse nationale de retraite (CNR) à 55 ans au lieu de 60.
Soraya Mouloudji s’est prononcée sur la question face à la Commission de la santé, des affaires sociales, du travail et de la solidarité nationale du Conseil de la Nation (la chambre haute du Parlement algérien). L’audition a eu lieu dans le cadre de l’examen d’un projet de loi relatif à la protection et à la promotion des personnes à handicap.
La ministre a donc en profité pour souligner que la femme travailleuse ayant élevé un ou plusieurs enfants pendant au moins neuf (9) ans bénéficiera d’une réduction d’âge d’un (1) an par enfant, dans la limite de trois (3) ans. Cela permet alors aux femmes en Algérie d’adhérer à la CNR plutôt à travers la retraite anticipée.
Congé de maternité, égalité des salaires et allocation chômage
Mouloudji note en outre que l’Algérienne active et mère de famille conserve, après son congé de maternité, son poste et son droit à la promotion, ainsi que tous les avantages dont elle jouit en tant que femme qui travaille.
La membre de l’Exécutif a continué en ajoutant qu’à la différence de nombreux pays développés, la femme en Algérie bénéficie de l’égalité de son salaire avec celui de l’homme. Tout comme lui, elle profite du droit de percevoir l’allocation chômage.
Selon la ministre de la Solidarité nationale, cette égalité salariale témoigne de la vision à long terme et de la volonté de consolider les acquis de la femme active. Elle poursuit en estimant qu’il s’agit d’un soutien et d’une reconnaissance envers celle qui élève les générations, constituant le pilier de la famille et de sa stabilité.
