Diaspora : le séjour des voitures en Algérie désormais limité
La diaspora ne peut plus prolonger le séjour de ses voitures en Algérie au-delà de six mois © Pexels
Les règles ont changé pour les Algériens de l’étranger qui ramènent leurs voitures en Algérie. Le système douanier désormais appliqué limite strictement le séjour des véhicules à six mois par an, sans possibilité de renouvellement par simple sortie et retour.
Les membres de la diaspora algérienne avaient l’habitude de venir avec leurs voitures et de rester plusieurs mois, voire renouveler leur séjour en sortant puis en rentrant en Algérie. Désormais, cette pratique n’est plus possible.
Voitures et séjour en Algérie : six mois maximum pour la diaspora
Selon Tawfiq Khedim, député des Algériens de France, les véhicules étrangers ne peuvent plus rester plus de six mois dans l’année sur le territoire algérien. Le député a évoqué le sujet mardi dans une vidéo diffusée sur sa page Facebook officielle. Ce changement s’accompagne d’un contrôle strict via le système informatique douanier ALCES, qui enregistre les entrées et sorties de chaque citoyen.
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Khedim a souligné qu’avant l’entrée en service de ce système, cette limitation existait, mais n’était pas réellement appliquée. Les familles de la diaspora pouvaient ainsi gérer le séjour de leurs voitures sans difficulté, renouvelant parfois leur présence en Algérie plusieurs fois dans l’année. Avec ALCES, cette marge de manœuvre disparaît.
Diaspora : zéro contournement pour le séjour des voitures en Algérie
Face à cette nouvelle règle, certains membres de la diaspora tentaient de contourner la limitation en ramenant un autre véhicule après l’expiration des six mois. La manœuvre ne fonctionne plus. Le système douanier ne suit pas le numéro de la voiture, mais le numéro d’identification nationale du citoyen. Même si la personne revient avec un autre véhicule, elle a déjà utilisé sa période maximale autorisée.
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Selon le député Khedim, la seule manière de rester dans les clous de la loi consiste à confier la voiture à une autre personne, comme un membre de la famille, qui pourra l’importer en son nom. Cette astuce reste la seule option légale pour ramener un véhicule après avoir utilisé les six mois autorisés.
Importation de voitures de moins de 3 ans : la prudence est de mise
Par ailleurs, le député attire aussi l’attention sur les véhicules de moins de trois ans importés par des tiers. Les Algériens de la diaspora doivent redoubler de vigilance : une voiture peut contenir des marchandises interdites ou être volée.
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En cas de problème, la responsabilité incombe à la personne au volant, pas à celle qui a importé le véhicule. Cette mise en garde souligne la nécessité de bien vérifier l’origine et la conformité de chaque voiture avant de l’introduire sur le territoire national.
