CAN 2025 : l’équipe d’Algérie portera son ancien maillot extérieur
Pour la CAN 2025, les Fennecs pourraient créer la surprise en réutilisant leur ancienne tunique extérieure © FAF - Algérie Zoom
À quelques jours de son entrée en lice à la CAN 2025, l’équipe d’Algérie fait déjà parler d’elle. Pas pour un choix tactique ni une liste surprise. Cette fois, c’est le maillot qui capte l’attention. Un retour assumé, chargé de symboles, qui a réveillé quelque chose chez les supporters.
La Coupe d’Afrique des Nations n’a pas encore commencé que les Verts ont déjà gagné un premier bras de fer. Celui de l’émotion. La FAF a officialisé, via une vidéo diffusée sur sa page Facebook, une décision inattendue : l’équipe d’Algérie portera son ancien maillot extérieur vert lors de la CAN 2025. Celui qui rappelle des soirées de qualification, des victoires arrachées, des tribunes en fusion.
Sur les images de la séance photo officielle, les joueurs posent avec cette tunique que beaucoup pensaient rangée définitivement. Le message passe vite. Très vite. Sur les réseaux sociaux, les réactions s’enchaînent sans détours : « On devrait le garder pour la CDM, il est trop beau ». Même les plus mesurés lâchent un mot, parfois juste ça. Un mot suffit.
Adidas avait pourtant dévoilé deux nouveaux maillots pour la compétition. Le blanc accompagnera l’équipe d’Algérie pendant la CAN 2025. Le nouveau maillot extérieur, lui, attendra. Direction Mondial 2026, sauf surprise.
Une CAN pour se racheter
Par ailleurs, l’entrée en lice des Verts approche. Mercredi, face au Soudan, l’équipe d’Algérie lancera officiellement sa CAN 2025. Un premier rendez-vous toujours particulier, celui où tout commence, où les intentions doivent se traduire en jeu. Vladimir Petkovic mènera son groupe pour la première fois dans une compétition majeure, avec un effectif mêlant cadres bien installés et visages plus jeunes, appelés à prendre leurs responsabilités.
Riyad Mahrez sera bien là, pour ce qui ressemble à sa dernière aventure continentale sous le maillot national. Autour de lui, Hadj Moussa, Maza et quelques autres s’apprêtent à découvrir l’exigence d’un tournoi africain, avec ses rythmes, ses pièges, ses matchs qui ne pardonnent pas. Ce duel face au Soudan servira de test immédiat. Sur la pelouse, bien sûr. Mais aussi dans les tribunes, où les supporters attendent un signal clair dès le coup d’envoi.
À Rabat, les supporters veulent entrer dans l’histoire… et au stade
Sur place, l’ambiance monte déjà. À Rabat, les supporters algériens affluent parfois sans billet en poche. Beaucoup viennent directement d’Algérie, bloqués par une plateforme de vente inaccessible depuis le pays. La diaspora, elle, a pu acheter. Résultat : frustration, incompréhension, colère sourde.
Dans la médina, les chants résonnent. Les drapeaux aussi. Des dizaines de fans interpellent la FAF, Walid Sadi en tête. Ils refusent de regarder le match depuis un café. Certains racontent le marché noir, les tickets proposés à 150 euros, souvent par des compatriotes installés à l’étranger. Le mot revient souvent : triste.
Une source officielle rassure pourtant : 80 % des billets auraient été achetés par des Algériens. Le quota soudanais reste disponible. Les supporters espèrent un geste rapide. Ils veulent remplir le stade. Mettre le feu. Et voir ce vieux maillot vibrer, une fois encore, sous les projecteurs.
