Déclaration des devises en Algérie : tout ce qui change en 2026

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Déclaration Algérie devises

La Loi de finances 2026 impose des justificatifs de change et renforce le contrôle des devises à la frontière © Unsplash - Algérie Zoom

La Loi de finances 2026, entrée en vigueur le 1er janvier, durcit les règles liées à la déclaration des devises et des métaux précieux en Algérie. Les voyageurs sont désormais soumis à des obligations plus strictes à l’entrée comme à la sortie du territoire national. On détaille tout à ce sujet dans notre édition du 3 janvier.

Depuis le début de l’année, les postes de contrôle aériens, maritimes et terrestres appliquent de nouvelles mesures. Chaque voyageur doit effectuer la déclaration aux services des douanes en Algérie des montants en devises dépassant 1.000 euros, qu’il s’agisse de billets de banque, pièces de monnaie, moyens de paiement au porteur, effets de commerce ou encore métaux et pierres précieuses.

Cette obligation vise à encadrer plus fermement les flux financiers et à prévenir les pratiques illicites. Les autorités insistent : la déclaration doit être faite à l’entrée comme à la sortie du territoire.

Justifier les opérations de change

La nouveauté majeure concerne les voyageurs non-résidents – membres de la diaspora ou étrangers. À la sortie du territoire, ils doivent présenter un justificatif des opérations de change effectuées durant leur séjour en Algérie. Autrement dit, une partie ou la totalité des sommes déclarées à l’entrée doit être accompagnée de preuves de change officiel.

Cette disposition, inscrite à l’article 129 de la Loi de finances 2026, renforce la traçabilité des devises et limite les risques de blanchiment.

Devises en Algérie : déclaration écrite obligatoire

Autre changement : l’article 124 impose désormais une déclaration par écrit pour tout montant dépassant les seuils autorisés, qu’il soit libellé en dinars ou en devises. Le terme « transport » est défini largement : il inclut les sommes détenues sur soi, dans les bagages ou dans le véhicule.

Les contrevenants s’exposent à des sanctions prévues par la législation en vigueur. Au-delà des déclarations, la loi précise aussi que l’envoi de devises ou de métaux précieux par courrier, fret classique ou express n’est plus toléré. Une mesure qui vise à fermer les brèches utilisées par certains circuits parallèles.

Contrôle accru sur l’origine et la destination des devises

Les agents des douanes disposent désormais d’un droit élargi : ils peuvent demander aux voyageurs des justificatifs précis sur la provenance des sommes transportées et sur leur destination. Ces informations sont ensuite transmises aux services spécialisés dans la lutte contre le blanchiment.

Les données collectées ne restent pas lettre morte. Elles alimentent des fichiers partagés entre institutions nationales et partenaires étrangers, renforçant ainsi la surveillance des flux financiers.

Ce qu’il faut retenir

La Loi de finances 2026, publiée dans le Journal officiel, change la donne en Algérie concernant le transport des devises : déclaration obligatoire, justificatifs de change, interdiction d’expédition et contrôle renforcé de l’origine des fonds. Autant de garde-fous pour encadrer les mouvements de monnaies fortes.

Pour les voyageurs, ces nouvelles règles signifient davantage de formalités et une vigilance accrue. Pour l’État, elles constituent un outil supplémentaire pour freiner les circuits informels et protéger l’économie nationale.

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