Gaz algérien : l’UE accorde une exemption stratégique
L’Union européenne exempte le gaz algérien de nouvelles règles, confirmant son rôle stratégique dans l’approvisionnement énergétique © Pixabay - Algérie Zoom
L’Union européenne (UE) a décidé d’exempter le gaz naturel liquéfié (GNL) algérien du nouveau programme de vérification appliqué aux cargaisons de gaz à destination du continent. Une mesure technique, en apparence. Mais lourde de sens dans le contexte énergétique actuel.
Une règle, et quelques exceptions
Concrètement, Bruxelles impose désormais aux fournisseurs internationaux de gaz de déclarer l’origine précise de leurs cargaisons au moins cinq jours avant l’arrivée dans les ports européens. Objectif affiché : réduire progressivement la dépendance au gaz russe d’ici à la fin de l’année 2027.
Tous les fournisseurs ne sont cependant pas logés à la même enseigne. L’Algérie, aux côtés du Qatar et des États-Unis, bénéficie d’une exemption. Selon la plateforme spécialisée Attaqa, ces pays ne sont pas soumis à cette obligation préalable de traçabilité.
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Sur le terrain, cette décision de dispense du gaz algérien par l’UE est perçue comme un signal de continuité. Les flux restent stables. Les opérateurs aussi.
L’Algérie, un pilier du GNL européen
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2025, 95 % des exportations algériennes de GNL ont été absorbées par l’Europe. Une proportion rarement atteinte dans les échanges énergétiques internationaux.
L’Algérie confirme ainsi son statut de fournisseur majeur, capable de répondre à la demande dans un contexte de forte tension sur les marchés.
La Turquie arrive en tête des importateurs de GNL algérien, avec 3,14 millions de tonnes réceptionnées en 2025. Derrière, la France (2,31 millions de tonnes), l’Italie (1,62), l’Espagne (1,44) et le Royaume-Uni (0,64). Des volumes qui traduisent une relation commerciale bien installée, sans à-coups visibles.
UE : une demande sur le gaz algérien en nette hausse
Plus largement, l’Union européenne a importé 103,44 millions de tonnes de GNL en 2025. Un record. La hausse atteint 24 % par rapport à 2024, soit près de 20 millions de tonnes supplémentaires en un an.
Cinq pays concentrent l’essentiel des livraisons : les États-Unis, la Russie, le Qatar, l’Algérie et le Nigeria. Ensemble, ils représentent environ 90 % des exportations de GNL vers l’UE.
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Dans les ports européens, les rotations se succèdent. Les chiffres montent. Et, pour l’instant, l’Algérie reste solidement ancrée dans le paysage énergétique du continent. Une réalité qui se lit autant dans les statistiques que dans les décisions, parfois techniques, prises à Bruxelles.
