Algérie : prison pour un imam après détournement de la Zakat
Un imam condamné à Alger pour détournement d’un don destiné à la zakat - Algérie Zoom
En Algérie, un imam de la capitale vient d’être condamné par la justice. Le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed, à Alger, a rendu son jugement ce jeudi 5 mars 2026 dans une affaire liée à l’utilisation d’un don destiné à la zakat.
La juridiction a infligé au prévenu, identifié par les initiales B.A., six mois de prison avec sursis accompagnés d’une amende de 20.000 dinars. Le tribunal a également ordonné le versement d’une indemnisation de 580.000 dinars au plaignant, constitué partie civile.
L’affaire, examinée il y a quelques semaines devant la même juridiction, avait attiré l’attention par la nature des faits reprochés.
Une somme confiée pour la zakat
Tout commence avec la plainte d’un citoyen, désigné par les initiales A.A.. Selon les éléments évoqués au cours des audiences et rapportés par le média Ennahar, cet homme avait remis à l’imam une somme importante — 5,8 millions de dinars — avec une intention précise : la consacrer à la zakat, l’aumône rituelle destinée aux personnes dans le besoin.
Mais les choses ne se seraient pas déroulées comme prévu.
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Le plaignant affirme avoir découvert par la suite que l’argent n’avait pas été utilisé pour l’objectif annoncé. D’après les éléments présentés devant le tribunal, la somme aurait servi à d’autres usages. Cette découverte a poussé le citoyen à déposer plainte, déclenchant l’ouverture d’une procédure judiciaire pour abus de confiance.
Dans ce type d’affaires, le tribunal doit examiner à la fois la nature de la relation entre les deux parties et l’utilisation réelle de l’argent confié.
Justice en Algérie : l’imam conteste les accusations
Au cours de l’audience tenue en février dernier, le prévenu a rejeté l’ensemble des accusations portées contre lui. Devant le juge, il a nié avoir détourné la somme confiée, maintenant sa version des faits.
Le ministère public, de son côté, avait adopté une position plus sévère. Le procureur de la République avait requis une peine d’un an de prison ferme assortie d’une amende de 100.000 dinars.
Après délibération, le tribunal a finalement retenu une sanction plus légère, optant pour une peine avec sursis. En parallèle, la juridiction a accordé une réparation financière au plaignant afin de compenser le préjudice subi.
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Le jugement met ainsi un terme à une procédure entamée il y a plusieurs semaines devant le tribunal de Sidi M’hamed, dans un dossier mêlant don religieux et responsabilité pénale.
