Algérie : Fiat enterre l’ère des usines de gonflage de pneus
Fiat en Algérie marque la rupture avec les anciens montages et ouvre une nouvelle ère industrielle - Algérie Zoom
Longtemps, l’industrie automobile en Algérie a traîné une réputation embarrassante. Des chaînes d’assemblage réduites au strict minimum, des véhicules presque terminés arrivant de l’étranger, et des usines moquées pour leur rôle limité. Cette période semble désormais toucher à sa fin avec notamment Fiat Algérie.
Une vidéo récemment diffusée par la marque italienne Fiat, intégrée au groupe Stellantis, donne un aperçu très concret de l’évolution en cours dans son site industriel de Oran. On y voit les nouvelles installations dédiées aux ateliers de soudage et de peinture, où prend forme la carrosserie du modèle Fiat Grande Panda.
La différence saute aux yeux : ici, la coque du véhicule ne débarque plus prête à être assemblée. Elle naît sur place, pièce après pièce.
Une fabrication qui commence dès le châssis
Dans les images, la fabrication démarre très en amont. Des éléments métalliques sont positionnés, assemblés, puis soudés dans une succession d’opérations mêlant travail humain et bras robotisés.
Les robots dominent la chaîne, mais ils ne sont pas seuls. Des techniciens interviennent à plusieurs moments clés — ajustement des pièces, fixation de certains éléments, vérifications visuelles. L’ensemble forme un processus hybride, où l’automatisation assure la précision tandis que l’intervention humaine garantit le contrôle final.
À lire aussi | Algérie : Stellantis prépare le lancement de la Fiat Grande Panda
Au fil de la séquence, la structure du véhicule se dessine progressivement. Une fois les différents panneaux assemblés, la coque brute poursuit son parcours vers les ateliers de traitement et de peinture.
Des robots au cœur de l’atelier peinture
Autre étape décisive : la protection du métal et l’application du revêtement final.
Le châssis traverse plusieurs bains destinés à préparer la surface. Ces immersions successives traitent la tôle et la protègent avant la peinture. Ensuite, des bras robotisés prennent le relais et pulvérisent la couche de finition avec une régularité difficile à obtenir par des moyens exclusivement manuels.
À la sortie, des ouvriers effectuent une vérification attentive de la qualité du revêtement, avant que la carrosserie ne poursuive sa route vers les étapes suivantes de la fabrication automobile.
Fiat Algérie : un symbole de rupture avec les anciens montages
Pendant des années, une partie des projets automobiles lancés entre 2014 et 2018 avait été critiquée pour leur faible intégration industrielle. Les structures de véhicules arrivaient souvent déjà prêtes, laissant aux usines locales un rôle limité dans l’assemblage final.
Le nouveau dispositif présenté par Stellantis envoie un signal différent. La production commence désormais au niveau de la structure du véhicule, et non plus à partir d’éléments largement préfabriqués.
Cette évolution accompagne l’extension du site industriel d’Oran, où l’industriel prépare aussi l’introduction prochaine d’étapes supplémentaires, notamment le formage des tôles métalliques.
À lire aussi | Fiat Algérie accélère l’intégration locale à son usine de Tefraoui
Sur le terrain, la transformation est visible. Les lignes de robots, les postes techniques et les ateliers spécialisés dessinent progressivement un modèle industriel plus complet.
Et, avec Fiat, une page se tourne dans l’histoire récente de l’automobile fabriquée en Algérie.
