Algérie : Tebboune signe 2 décrets de grâce présidentielle pour l’Aïd

0
Tebboune grâce présidentielle

Tebboune signe deux décrets de grâce présidentielle à l’approche de l’Aïd El-Fitr - Algérie Zoom

À l’approche de l’Aïd El Fitr 2026, la présidence de la République a annoncé une série de mesures de clémence. Ce jeudi 19 mars, Abdelmadjid Tebboune a signé deux décrets distincts de grâce présidentielle, portant sur des catégories d’infractions différentes.

Une mesure de grâce pour les peines courtes

Le premier décret concerne les infractions de droit commun. Il prévoit une grâce totale au profit de 5 600 personnes, qu’il s’agisse d’individus détenus ou non, à condition que la peine prononcée — ou son reliquat — ne dépasse pas 24 mois.

Le texte fixe cependant des limites précises, indique un communiqué de la Présidence. Se révèlent exclues de cette mesure plusieurs catégories d’infractions jugées graves, notamment celles liées aux atteintes à la sécurité de l’État, aux crimes violents, aux réseaux organisés, ainsi qu’à certaines formes de criminalité économique ou numérique.

À lire aussi | Algérie : trois jours chômés et payés pour l’Aïd El Fitr 2026

Autrement dit, la mesure cible uniquement des situations bien définies, en écartant un ensemble d’infractions explicitement mentionnées dans le décret.

Grâce présidentielle : un second décret de Tebboune lié à l’ordre public

Le second décret de grâce présidentielle signé par Tebboune s’inscrit dans un cadre différent. Il concerne les infractions liées à l’ordre public, avec une mention particulière des faits impliquant les outils numériques et les réseaux sociaux.

Le communiqué ne détaille pas le nombre de personnes concernées par cette seconde mesure, mais précise qu’elle englobe les infractions relevant de ce champ ainsi que celles qui y sont associées.

Un mouvement diplomatique annoncé la veille

Rappelons par ailleurs une autre décision présidentielle annoncée mercredi dans un communiqué officiel et portant sur les représentations algériennes à l’étranger. Le chef de l’État a en effet procédé à un mouvement partiel dans le corps diplomatique et consulaire.

À lire aussi | Tebboune promet un soutien ferme de l’Algérie au Liban

Au total, 19 ambassadeurs, 5 consuls généraux et 2 consuls ont vu leur nomination. Cette réorganisation vise, selon la présidence, à renforcer l’action diplomatique et à améliorer la prise en charge des préoccupations de la communauté nationale à l’étranger.

About The Author

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *