Algérie : l’ANEM accélère le traitement de l’allocation chômage
Minha réduit les délais de traitement des allocations chômage, une mesure clé pour l’insertion professionnelle des jeunes - Algérie Zoom
Sur le terrain, ça se ressent déjà. Moins d’attente, des dossiers qui avancent plus vite. La plateforme « Minha » de l’ANEM a accéléré le rythme du traitement des demandes d’allocation chômage en Algérie, avec un dispositif qui s’appuie désormais sur des vérifications mieux organisées et, surtout, plus rapides.
Des rendez-vous pour trancher plus vite
Au cœur du dispositif, l’Agence nationale de l’emploi a opté pour une méthode assez directe : convoquer les demandeurs pour des rendez-vous administratifs ciblés. Objectif, vérifier l’éligibilité sans laisser les dossiers s’enliser.
Le directeur général, Abdelkader Djaber, évoque, dans un entretien à l’APS, un volume conséquent : près de 140 000 dossiers en cours d’examen via Minha, pour une allocation chômage fixée à 18 000 dinars. Mais sur le terrain administratif, l’idée est simple — accélérer les décisions, éviter les blocages prolongés.
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Et ça passe par un maillage large : 58 antennes wilayales, 278 annexes. Partout, les convocations se multiplient. Les demandeurs, eux, suivent l’évolution de leur dossier en ligne, avec un détail utile : les motifs de rejet ou de suspension apparaissent clairement. Ce n’était pas toujours le cas avant.
Délais raccourcis, dossiers réactivés
C’est sans doute là que le changement est le plus visible. La plateforme permet désormais de relancer un dossier suspendu le jour même, ou en quelques jours tout au plus. Trois à quatre jours, dans les cas les plus longs.
Difficile de ne pas y voir un gain de temps réel. Depuis 2022, plus de 1,4 million de dossiers ont été réactivés. En parallèle, l’agence a traité plus de 800 000 recours, preuve que le flux reste dense.
Autre point, plus discret mais central : le contrôle automatisé. Les données des bénéficiaires sont croisées avec plus de 600 bases d’informations. Une vérification continue, sans intervention lourde, qui permet d’identifier rapidement les situations non conformes.
Résultat, environ 90 000 personnes ont dû rembourser des montants perçus à tort, souvent via des arrangements à l’amiable.
Au-delà de l’allocation, un accompagnement
Mais Minha ne se limite pas à verser une aide. L’ANEM maintient aussi un accompagnement des chercheurs d’emploi. Ateliers, rédaction de CV, simulations d’entretien… en 2025, 48 000 sessions ont été organisées, touchant 350 000 personnes.
Une grande partie — 85 % — percevait déjà l’allocation. Comme un prolongement logique, en quelque sorte.
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Dans le fond, le dispositif continue de s’inscrire dans les orientations fixées par le président Abdelmadjid Tebboune, avec un double objectif : soutien social et insertion professionnelle.
Sur les écrans comme dans les agences, le système tourne. Plus vite qu’avant, visiblement. Reste à voir comment il tiendra sur la durée, face à une demande qui, elle, ne ralentit pas vraiment.
