Algérie : Ali Aoun condamné à 5 ans de prison dans l’affaire Nounou Manita

0
Ali Aoun

Le jugement contre Ali Aoun illustre la sévérité des peines prononcées dans l’affaire Nounou Manita - Algérie Zoom

Le verdict est tombé ce lundi au tribunal du pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed. L’ancien ministre de l’Industrie, Ali Aoun, a été condamné à cinq ans de prison ferme assortis d’une amende d’un million de dinars. Le jugement s’inscrit dans l’affaire impliquant l’homme d’affaires Abdennour Abdelmoula, alias « Nounou Manita », au cœur d’un dossier suivi depuis plusieurs mois.

Le tribunal a également ordonné un mandat de dépôt à l’audience contre l’ex-ministre. Une décision qui marque une étape notable dans ce dossier, où plusieurs responsables économiques et dirigeants d’entreprises étaient poursuivis.

Une condamnation d’Ali Aoun à côté de plusieurs autres peines

Dans le détail, la justice a prononcé des sanctions variées, rapporte le journal arabophone Echorouk. Abdennour Abdelmoula a écopé de dix ans de prison et d’une amende d’un million de dinars. Une peine identique a été infligée à l’investisseur Sami Bouguetaya.

D’autres responsables ont été condamnés à des peines intermédiaires. Karim Boulaioune et Noureddine Salhi ont chacun reçu trois ans de prison assortis d’une amende. Le tribunal a aussi condamné Mohamed Charfaoui et Abdelhalim Kouala à cinq ans de prison avec une amende similaire.

Le fils de l’ancien ministre, Mehdi Aoun, a quant à lui été condamné à six ans de prison et à une amende de 200 000 dinars. Une sanction légèrement supérieure à celle prononcée contre son père.

Des acquittements dans le dossier

Parallèlement, plusieurs prévenus ont été relaxés. L’ancien président de la Fédération algérienne de football (FAF), Charaf-Eddine Amara, a été acquitté. La justice a également prononcé la relaxe de Abdelkader Amraoui, Mohamed Reda Habes, Adel Attia et Aymen Chrit.

Ces décisions contrastées traduisent une appréciation différenciée des responsabilités dans cette affaire. Certains prévenus quittent donc le dossier blanchis, tandis que d’autres devront purger des peines significatives.

À lire aussi | Charaf-Eddine Amara : mandat de dépôt pour le scandale du tabac

Enfin, ce jugement clôt une étape judiciaire importante. Plusieurs condamnations lourdes, quelques acquittements, et une décision marquante concernant l’ancien ministre Ali Aoun.

About The Author

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *