Algérie : CAP obligatoire dès juin 2026 pour ces véhicules
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L’exercice du transport professionnel entrera dans une nouvelle phase réglementaire à compter du 15 juin 2026. Désormais, conduire un véhicule destiné au transport de personnes, de marchandises ou de matières dangereuses en Algérie nécessitera, en plus du permis, la détention d’un certificat d’aptitude professionnelle (CAP). La décision a été annoncée par le ministère de l’Intérieur et des Transports, avec un objectif clairement affiché : renforcer la sécurité sur les routes et encadrer davantage les pratiques du transport routier.
Concrètement, cette obligation s’appliquera à l’ensemble des conducteurs professionnels, sans distinction de statut ou de type d’opérateur. Poids lourds, autocars, véhicules de transport collectif ou spécialisés : le champ est large. Et les forces de l’ordre sont appelées à jouer un rôle central dans l’application de la mesure.
CAP : contrôles renforcés en Algérie et cadre légal clarifié
Un appel ministériel récent précise les contours du dispositif. Il prévoit un renforcement des contrôles menés par la police et la gendarmerie, notamment lors des contrôles routiers classiques. À terme, la présentation du CAP deviendra un élément systématiquement vérifié pour tout conducteur exerçant une activité de transport professionnel en Algérie.
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L’absence de ce certificat empêchera toute exploitation légale du véhicule concerné. Le permis de conduire, même valide, ne suffira plus à justifier l’exercice de l’activité. Pour les transports internationaux, la règle est encore plus stricte : le certificat devra être présenté dès le démarrage de l’activité, sans phase transitoire.
Une formation obligatoire, encadrée par l’État
L’accès au certificat passe par une formation spécifique, dispensée exclusivement dans des centres agréés par l’État. Celle-ci combine enseignement théorique et formation pratique. Les conducteurs y abordent les bases techniques liées aux véhicules et aux moteurs, les opérations d’entretien courant, la gestion des risques, ainsi que la conduite dans des conditions complexes.
La partie pratique se déroule directement sur le terrain, sous la supervision de formateurs. Des situations concrètes sont simulées, comme la conduite sur chaussée mouillée, le stationnement de véhicules chargés ou encore la circulation en pente avec des matières sensibles. L’objectif est d’évaluer la capacité du conducteur à réagir correctement en situation réelle.
Autorisation provisoire et déploiement progressif
Pour éviter un arrêt brutal de l’activité dans le secteur, les autorités ont prévu un mécanisme transitoire. Une autorisation provisoire d’une durée de trois mois pourra être délivrée, notamment lors du renouvellement des documents d’exploitation ou de l’extension d’un parc de véhicules. Cette autorisation est toutefois conditionnée à l’inscription effective du conducteur à la formation menant au CAP.
La généralisation du dispositif se fera progressivement, selon un calendrier fixé par le ministère du Transport. Les conducteurs titulaires des permis C1, C, D et C2 sont directement concernés par cette obligation.
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Durant la phase initiale de mise en œuvre, aucune sanction ne sera appliquée en cas d’absence du certificat. Cette période transitoire doit permettre aux professionnels de se conformer aux nouvelles exigences avant l’entrée en vigueur complète du dispositif. À terme, le CAP deviendra enfin une condition incontournable en Algérie pour toute activité de transport routier professionnel.
