Transport en Algérie : arrivée de 335 bus neufs au port d’Alger

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Bus Algérie

L’Algérie réceptionne 335 bus au port d’Alger, première étape d’un vaste programme présidentiel visant à moderniser le transport national - Algérie zoom

Le renouvellement du parc de transport public entre dans une phase concrète. Ce dimanche 1er février 2026, le port d’Alger a accueilli une première cargaison de bus neufs en Algérie, marquant la poursuite d’un vaste programme national piloté par l’État.

Selon les informations relayées par la Télévision algérienne, la Direction des industries militaires du ministère de la Défense nationale a entamé la réception de 335 bus, de différentes catégories en Algérie, au port d’Alger. Cette livraison constitue la première tranche d’un total de 6 800 bus importés depuis la Chine et l’Allemagne.

Sur les quais, l’opération s’est donc déroulée sous un dispositif strict, avec une coordination visible entre les services portuaires et les équipes techniques. Ces nouveaux véhicules viendront renforcer progressivement le parc national de transport de voyageurs, fortement sollicité ces dernières années.

Cette démarche s’inscrit dans le programme présidentiel prévoyant l’importation de 10 000 bus, avec un suivi direct assuré par le Général d’Armée, Saïd Chengriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’ANP. Un signal politique clair. Le dossier reste classé parmi les priorités.

Algérie : trois opérateurs mobilisés pour l’importation des bus

La réception en Algérie des quantités de bus restantes se poursuivra dans les prochains jours. Les autorités tablent sur un déploiement progressif, afin de permettre une mise en service rapide, notamment dans les grandes agglomérations et sur les lignes interurbaines les plus saturées.

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Cette opération d’envergure repose sur trois opérateurs agréés. L’EDIV (ex-SNVI), relevant du ministère de la Défense nationale, pilote une partie du programme. À ses côtés, deux acteurs privés : Tirsam, basé à Batna, et Pen Pu Algérie, implanté à Chlef, connu pour l’assemblage local des bus et camions Daewoo.

Par ailleurs, le cadre financier suit la même logique incitative. Le projet de Loi de finances 2026 prévoit une exonération totale des droits et taxes pour l’importation de ces bus, dans la limite des 10 000 unités. Droits de douane, contribution de solidarité, taxe additionnelle de sauvegarde : tout passe à zéro.

Au-delà des bus, une vision industrielle

L’objectif dépasse le simple renouvellement du parc roulant. Les autorités cherchent à réduire les coûts, à encourager l’assemblage local et à poser les bases d’une industrie mécanique intégrée.

À partir de 2026, le gouvernement veut faire du transport collectif un levier de réindustrialisation et de croissance durable. En outre, les bus arrivés ce dimanche ne représentent qu’un début. La suite se jouera dans la capacité à transformer cette importation massive en savoir-faire local. Et là, tout reste à construire.

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