Algérie : le MAE fait le point sur la régularisation des sans-papiers

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Régularisation sans papiers

Le ministère applique la régularisation des sans-papiers algériens à l’étranger, conformément à la décision présidentielle © APS - Algérie Zoom

Le ministère des Affaires étrangères a publié, ce 26 janvier 2026, un communiqué officiel confirmant l’entrée en vigueur de la décision présidentielle relative à la régularisation des citoyens algériens établis à l’étranger dans des conditions précaires ou irrégulières (sans-papiers). Cette mesure, annoncée par le président Abdelmadjid Tebboune lors du dernier Conseil des ministres, vise à offrir une solution organisée aux ressortissants confrontés à des procédures judiciaires ou administratives liées à des faits mineurs en rapport avec l’ordre public.

Un dispositif encadré par les consulats

Le communiqué précise que les sans-papiers concernés par la régularisation doivent se rapprocher des représentations diplomatiques et consulaires d’Algérie dans leurs pays de résidence afin de déposer une demande de régularisation accompagnée des documents requis. L’acceptation des dossiers reste conditionnée à un engagement ferme : ne pas récidiver dans les actes pour lesquels elles ont été poursuivies. Les consulats auront la charge d’assurer la mise en œuvre des procédures jusqu’au retour des citoyens vers leur mère patrie.

Une mesure largement saluée par les organisations nationales

Le Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ) avait souligné que cette initiative reflétait l’engagement constant de l’État à protéger ses citoyens et à préserver leur lien avec l’Algérie. Selon Abdelhakim Tarek Mahrouz, président de la Commission de la coopération et des relations internationales du CSJ, cette décision consacrait le principe d’un État responsable qui n’abandonnait pas ses enfants et qui traitait leurs problèmes selon une vision globale, alliant les dimensions juridique, sociale et sécuritaire.

De son côté, l’association Meeting of Algeria’s Youth avait mis en avant la distinction opérée entre les situations sociales susceptibles d’être régularisées et celles liées à des crimes graves. Son président, Abdelmalek Benlaouar, avait insisté sur le caractère rationnel et équilibré de cette démarche, conciliant rigueur juridique et dimension humaine.

Exclusions et garanties

Le ministère rappelle que cette régularisation des sans-papiers algériens décidée par Tebboune ne concerne pas les auteurs de crimes graves, ni ceux ayant collaboré avec des services de sécurité étrangers dans le but de porter atteinte à l’Algérie. Cette exclusion garantit que la mesure reste ciblée sur les citoyens ayant commis des infractions légères, souvent limitées à la crainte d’une convocation par les forces de l’ordre.

Régularisation des sans-papiers : souveraineté et protection

Le Mouvement dynamique des Algériens en France (MOUDAF) avait également salué cette décision comme un acte fort de souveraineté et de réconciliation avec une partie fragilisée de la jeunesse. Selon l’organisation, l’État algérien avait fait le choix de l’accompagnement et du retour encadré, plutôt que de l’abandon ou de la stigmatisation.

En publiant ce communiqué, le ministère des Affaires étrangères confirme la volonté de l’État de protéger ses ressortissants, de couper court aux tentatives de manipulation et de renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions. Cette régularisation des sans-papiers algériens apparaît ainsi comme une étape majeure dans la gestion responsable et souveraine du phénomène migratoire.

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