Algérie – Nigeria : la presse internationale dénonce l’arbitrage
L’élimination de l’Algérie face au Nigeria suscite une vive polémique sur l’arbitrage, largement dénoncé par la presse internationale © CAF - Algérie Zoom
La presse internationale réagit à l’élimination de l’Algérie face au Nigeria en quarts de finale de la CAN 2025. Les Fennecs quittent la compétition sans atteindre le dernier carré. Une sortie prématurée qui alimente les débats, bien au-delà des frontières.
Si le niveau affiché par l’équipe d’Algérie face au Nigeria interroge, l’arbitrage du match cristallise une large part des critiques dans la presse internationale.
Le scénario a rapidement tourné à l’avantage des Super Eagles. Plus puissants, mieux organisés, les Nigérians ont pris le contrôle du match dès les premières minutes. L’Algérie n’a jamais trouvé son rythme face au Nigeria, ni avec le ballon, ni dans l’impact.
Mais très vite, un autre élément s’invite dans les analyses : les décisions arbitrales. Un penalty non accordé dès la 13e minute, après une main nigériane dans la surface, change l’atmosphère de la rencontre. Sur le terrain, les Fennecs protestent. Dans les tribunes, l’incompréhension monte. Et dans les médias étrangers, le doute s’installe.
Algérie – Nigeria : la presse française pointe un tournant
Dans ses colonnes, L’Équipe parle d’une Algérie « dépassée », mais souligne aussi un match qui n’a jamais basculé dans le bon sens. Le quotidien sportif évoque un duel Algérie – Maroc attendu, finalement avorté, sans occulter le contexte tendu du quart de finale.
Eurosport, plus précis, insiste sur l’impact psychologique de l’arbitrage. Frustrés très tôt, les joueurs de Vladimir Petkovic perdent leurs repères. Le média rappelle une statistique lourde : aucun tir cadré en 90 minutes. Un chiffre qui résume l’impuissance offensive, mais qui ne suffit pas à éteindre la polémique.
Selon Eurosport, les décisions litigieuses ont désorganisé une équipe déjà en difficulté physique et tactique. Difficile, dans ces conditions, de revenir dans un match verrouillé par le Nigeria.
Une lecture plus sévère côté Figaro
Le Figaro, lui, choisit un angle différent. Le quotidien met l’accent sur la nervosité des Verts et sur le manque d’impact de certains cadres, Riyad Mahrez en tête, pour ce qui ressemblait à sa dernière CAN. Peu de place, en revanche, pour le débat arbitral.
À l’heure de jeu, le journal estime le sort du match scellé, pointant une Algérie incapable de se montrer dangereuse. Une analyse froide, presque clinique, qui laisse de côté le sentiment d’injustice partagé par une partie des observateurs.
Réseaux sociaux et voix étrangères s’en mêlent
Sur les réseaux, le débat prend une autre ampleur. Le journaliste qatari Khaled Al Jassem n’hésite pas : pour lui, la main nigériane méritait penalty. Un avis largement relayé, qui renforce l’idée d’un arbitrage défaillant.
Même ton plus brutal chez Mohamed Henni, fidèle à son style. L’humoriste cible Mahrez et Petkovic, symboles d’une élimination mal digérée. Derrière l’excès, un constat revient : l’Algérie sort frustrée, autant par son niveau que par le déroulement du match.
Une élimination qui laisse des traces
En clair, cette défaite des Fennecs face aux Super Eagles ne se résume pas à un score. La presse internationale évoque un arbitrage contesté du match Algérie – Nigeria, un tournant mal digéré, et une sélection algérienne qui n’a jamais su inverser la tendance. La CAN 2025 continue sans les Fennecs, mais le débat, lui, ne s’éteindra pas de sitôt.
