Algérie : polémique autour d’un commentateur marocain

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Commentateur marocain Algérie

Une récente sortie médiatique du commentateur marocain a déclenché une vive polémique en Algérie - Algérie Zoom

Lors du quart de finale Maroc – Cameroun à la CAN 2025, le nom de Jawad Badda, commentateur marocain de BeIN Sports, a rapidement quitté le terrain sportif pour s’installer au cœur d’une polémique en Algérie. En cause, une sortie jugée provocatrice, perçue comme une pique directe envers le public algérien. 

Sur le fil du match, Jawad Badda lâche un mot. Un seul. Il qualifie le Camerounais Karl Toko Ekambi de « légende ». À première vue, rien d’anormal. Mais le contexte change tout. Pour de nombreux téléspectateurs algériens, l’allusion reste limpide. Cette sortie du commentateur marocain de BeIN Sports renvoie au but inscrit par Ekambi face à l’Algérie lors du barrage du Mondial 2022, une élimination encore douloureuse.

Sur les réseaux, la réaction ne tarde pas. Colère, indignation, appels à des sanctions. Beaucoup dénoncent une provocation déguisée, glissée volontairement dans un match qui ne concernait ni l’Algérie ni son histoire récente. Difficile, dans ces conditions, de parler de simple maladresse.

Des critiques venues de l’intérieur

La réponse la plus remarquée arrive d’un confrère. Mohamed El Waddahi, journaliste algérien travaillant lui aussi pour BeIN Sports, publie un message cinglant. Sans détour. Il évoque les « sommets » et ceux qui restent « au bas de l’échelle », soulignant l’écart entre le métier et la recherche de buzz personnel.

Dans la foulée, Kada Ben Ammar, autre voix connue du paysage médiatique algérien, enfonce le clou. Pour lui, ces sorties répétées ne servent ni leur auteur ni la profession. Il parle de médiocrité, d’un comportement qui finit par ternir l’image de la chaîne elle-même. Le ton reste sévère, mais le constat revient souvent.

Commentateur marocain : un style déjà contesté en Algérie

Ce nouvel épisode ne tombe pas du ciel. Jawad Badda traîne une réputation encombrante. Lors du CHAN 2022 organisé en Algérie, les commentaires du Marocain sur l’antenne de BeIN Sports avaient déjà suscité un tollé. Certains y voyaient une tentative assumée de dévaloriser la compétition, d’autres une série de messages à peine voilés, peu compatibles avec la neutralité attendue d’un commentateur international.

Sur le terrain, son style divise. Ton appuyé, formules excessives, sorties personnelles. Plusieurs observateurs soulignent un manque de retenue professionnelle, loin des standards habituellement exigés à ce niveau.

Une quête de visibilité mal assumée ?

En coulisses, certains avancent une autre lecture. Jawad Badda ne bénéficierait pas d’une véritable base populaire, y compris au Maroc. La comparaison revient souvent avec Hafid Derradji, figure installée, respectée, suivie bien au-delà des frontières. À défaut d’adhésion massive, la provocation deviendrait alors un raccourci pour exister médiatiquement.

Sur place, le malaise persiste. BeIN Sports garde le silence. Pour l’instant. Mais une question circule, insistante. Jusqu’où peut aller un commentateur avant de sortir du cadre ? Et à quel moment le spectacle bascule-t-il dans la polémique inutile ? La CAN 2025 continue. Le débat aussi.

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