Algérie : décès du journaliste Djilali Harfouche à 78 ans

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Djilali Harfouche

Le monde de la presse algérienne est en deuil après la disparition de Djilali Harfouche à 78 ans - Algérie Zoom

Le journalisme algérien perd l’une de ses figures discrètes mais solides. Djilali Harfouche est décédé ce samedi dans la wilaya de Djelfa, à l’âge de 78 ans, mettant fin à une carrière longue, ancrée dans le terrain et fidèle aux réalités locales. L’annonce est venue d’un proche du défunt, relayée par l’Agence de presse algérienne.

Pendant des années, Djilali Harfouche a sillonné Djelfa et ses environs, micro en main, carnet bien rempli. Il a exercé comme correspondant de la Chaîne III de la Radio nationale, un poste exigeant, souvent solitaire, où l’information se construit loin des studios.

Parallèlement, il a collaboré avec la presse écrite, notamment le quotidien La Nouvelle République. Un double ancrage, radio et journal, qui lui a permis de toucher des publics différents.

Sur place, beaucoup se souviennent d’un journaliste accessible, toujours prêt à écouter avant d’écrire. Difficile de ne pas y voir une certaine idée du métier.

Agriculture, développement et mémoire locale

Au fil de son parcours, Djilali Harfouche s’est distingué par ses centres d’intérêt. Il s’est particulièrement investi dans les questions liées à l’agriculture et au développement local, des secteurs clés pour une région comme Djelfa.

Mais son travail ne s’arrêtait pas là. Il accordait une place importante à la valorisation du patrimoine Naïli, qu’il abordait sous ses dimensions culturelle et historique. Traditions, mémoire orale, figures locales… Il écrivait pour transmettre, pas pour remplir.

Pour de nombreux habitants, ses sujets résonnaient comme un miroir du quotidien. Sans emphase. Sans détour.

Hommage officiel et inhumation à Djelfa

La disparition du journaliste a suscité une réaction officielle. Sur sa page Facebook, la wilaya de Djelfa a publié un message de condoléances, saluant « le doyen des journalistes de la wilaya », ancien correspondant de la Chaîne III et du journal La Nouvelle République.

Le message reprend un verset coranique appelant à la patience face à l’épreuve, adressé à la famille du défunt. Un hommage sobre, à l’image de l’homme.

La dépouille de Djilali Harfouche sera inhumée ce samedi 10 janvier 2026 au cimetière Ali Ben Dnidina, au chef-lieu de la wilaya de Djelfa.

Sur les ondes comme dans les colonnes des journaux, sa voix s’est tue. Mais sur le terrain, chez ceux qui l’ont connu, son passage laisse une trace. Discrète, oui. Durable, surtout.

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