Nakhla Okbi, journaliste de Canal Algérie, s’est éteinte

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Nakhla Okbi

Nakhla Okbi, journaliste de Canal Algérie, est décédée après un combat contre le cancer du sein © Algérie Zoom

La journaliste de Canal Algérie, Nakhla Okbi, connue sous le nom de plume Nakhla El Arabi, s’est éteinte aujourd’hui après un combat courageux contre la maladie. Sa disparition laisse un vide immense dans le paysage médiatique algérien, où son nom résonnait depuis des décennies comme celui d’une plume libre et engagée.

Diplômée de l’École supérieure d’architecture, Nakhla Okbi avait en fait choisi très tôt de mettre son talent au service de l’écriture. Elle rejoint le quotidien El Watan, où ses articles se distinguent par une rigueur rare et une sensibilité particulière aux réalités sociales. Ses textes, souvent incisifs mais toujours empreints d’humanité, lui valent une reconnaissance durable auprès des lecteurs.

Après plusieurs années dans la presse écrite, elle intègre la Télévision algérienne. Ce passage à l’audiovisuel marque la dernière étape de son parcours professionnel, mais ne change rien à son style : une journaliste attentive, soucieuse de vérité, refusant les compromis faciles.

Une plume qui ne s’est jamais tue

Dans les dernières années, la maladie l’a contrainte à se retirer des débats publics. Pourtant, son écriture n’a jamais cessé d’exister. Elle a choisi de consacrer son énergie restante à un combat universel : celui des malades atteints de cancer.

Touchée par un cancer du sein triple négatif, particulièrement agressif, Nakhla a transformé sa douleur intime en engagement collectif. Sur les réseaux sociaux, elle publiait régulièrement des témoignages directs, sans détour, révélant les failles du système de prise en charge en Algérie. Ses mots, souvent simples mais puissants, donnaient une voix à ceux qui n’en avaient pas.

Une journaliste fidèle aux valeurs du métier

Ce qui distingue Nakhla Okbi, au-delà de ses articles et de ses interventions, c’est sa fidélité aux valeurs fondamentales du journalisme : vérité, justice, dignité humaine. Même dans les moments les plus sombres de sa maladie, elle n’a jamais renoncé à ces principes.

Son combat personnel est alors devenu une cause publique. Elle a montré que le rôle du journaliste ne s’arrête pas aux colonnes d’un journal ou aux plateaux de télévision : il peut se prolonger dans la vie quotidienne, dans la solidarité, dans la dénonciation des injustices vécues par des citoyens.

Une perte pour la presse algérienne

Avec sa disparition, la presse nationale perd l’une de ses figures les plus respectées. Ses collègues la décrivent comme une professionnelle exigeante, mais aussi comme une femme généreuse, attentive aux autres. Les lecteurs, eux, retiendront une voix singulière, capable de transformer l’expérience personnelle en récit collectif.

Nakhla Okbi laisse enfin derrière elle un héritage journalistique qui dépasse les frontières de Canal Algérie ou d’El Watan. Elle incarne une génération de journalistes qui ont choisi de rester fidèles à l’éthique, même quand la vie impose ses épreuves les plus dures.

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