Algérie : Tebboune récompense Fayçal Kharfi pour une innovation en radiothérapie

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Fayçal Kharfi

Fayçal Kharfi honoré par Tebboune pour une avancée en radiothérapie au service des patients - Algérie Zoom (Publié à 10h41, heure algérienne)

La recherche scientifique algérienne s’est retrouvée sous les projecteurs à l’occasion de la Journée de la science. À Sidi Abdallah, lors d’une cérémonie officielle, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a distingué le professeur Fayçal Kharfi, enseignant à l’université Sétif 1 « Ferhat Abbas », en lui attribuant le premier prix du Président de la République pour le chercheur innovant. Une reconnaissance qui met en avant un travail directement lié au domaine médical, avec des retombées concrètes pour la prise en charge des patients.

Le projet primé concerne une avancée dans la radiothérapie des tumeurs superficielles, un champ où la précision reste décisive. Le chercheur a développé des supports médicaux personnalisés destinés à améliorer le ciblage des doses de rayonnement. Sur le terrain, l’enjeu est clair : mieux atteindre la zone à traiter tout en protégeant les tissus sains. Une approche technique, mais avec des conséquences très pratiques pour les équipes médicales et les malades.

Une innovation fondée sur la médecine personnalisée

Le travail mené par le professeur Kharfi s’inscrit dans une logique de médecine sur mesure. L’idée, assez simple dans son principe, repose sur l’adaptation du traitement aux caractéristiques propres de chaque patient. Fini les modèles standardisés. Place à des dispositifs conçus individuellement, en fonction de la morphologie et de la localisation précise de la tumeur.

Pour y parvenir, plusieurs technologies numériques ont été mobilisées. Modélisation 3D, numérisation structurée, impression 3D : l’ensemble forme une chaîne de conception qui permet de produire des supports parfaitement ajustés. Ces dispositifs servent ensuite à guider les séances de radiothérapie avec davantage de précision. Les équipes médicales peuvent ainsi contrôler plus finement la distribution des doses.

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Mais le projet ne s’arrête pas à la fabrication de supports. Il intègre également des puces sensibles capables de mesurer les doses de rayonnement durant le traitement. Ce point technique, parfois discret dans la communication, constitue pourtant une étape essentielle. Il permet d’équilibrer l’efficacité thérapeutique et la protection des tissus sains, notamment dans les situations où la marge d’erreur reste très faible.

Fayçal Kharfi propose des matériaux innovants pour améliorer la précision

L’innovation repose aussi sur le choix de matériaux spécifiques. Les recherches ont conduit à l’utilisation d’un aluminium dopé à l’antimoine et au sodium. Ces compositions améliorent la sensibilité des dispositifs de mesure dans les environnements soumis aux rayonnements. Concrètement, cela signifie un suivi plus précis des variations de dose et une surveillance plus fiable du traitement.

Dans les laboratoires, ce type d’avancée technique demande du temps. Sur le terrain, il ouvre des perspectives pour une technologie médicale locale capable de répondre aux besoins du système de santé national. Difficile de ne pas y voir un signal encourageant pour les chercheurs engagés dans des projets appliqués.

Selon le communiqué officiel de la Présidence, la cérémonie s’est déroulée en présence de responsables institutionnels, dont le Premier ministre Sifi Ghrieb, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Kamel Baddari, ainsi que le conseiller du président chargé de l’éducation et de la formation, Nasreddine Bentaifour. Un public restreint, composé d’universitaires, de chercheurs et d’étudiants, a assisté à la remise du prix.

Un signal en faveur de la recherche appliquée

Dans le message présidentiel lu lors de l’événement, l’accent a été mis sur l’importance de la recherche scientifique dans la construction d’une économie fondée sur la connaissance. L’objectif affiché consiste à renforcer la capacité du pays à produire ses propres technologies, plutôt que de se limiter à leur consommation.

Le Prix du président de la République pour le chercheur innovant s’inscrit dans cette dynamique. Créé par décret, il couvre huit domaines jugés stratégiques, allant des sciences biomédicales à la sécurité alimentaire, en passant par l’environnement ou l’énergie. L’édition actuelle confirme la volonté de valoriser des projets ayant une application directe.

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Dans les milieux universitaires, la distinction accordée à Fayçal Kharfi est perçue comme un encouragement. Elle illustre l’émergence de recherches tournées vers des solutions concrètes. Et, sur le terrain, l’attente reste forte : transformer ces avancées en outils opérationnels pour les hôpitaux. Le chantier est ouvert.

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