Visite de Giorgia Meloni en Algérie : Tebboune dévoile les engagements clés

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Giorgia Meloni Tebboune

Tebboune et Meloni renforcent la coopération énergétique et stratégique entre l’Algérie et l’Italie - Algérie Zoom

La rencontre entre Alger et Rome prend une tournure plus concrète. À l’occasion de la visite officielle de la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a déroulé une série d’engagements qui touchent autant à l’énergie qu’à l’agriculture, la recherche ou encore la coopération régionale.

Le ton reste mesuré. Mais les priorités apparaissent nettement : consolider l’axe économique, sécuriser les approvisionnements et élargir le partenariat à des secteurs plus techniques.

Difficile de ne pas y voir une volonté d’ancrer la relation dans la durée. Les deux pays multiplient les projets, et cette visite vient confirmer une dynamique déjà visible depuis plusieurs mois.

Giorgia Meloni-Tebboune : l’énergie au cœur des discussions, mais pas seulement

Premier point mis en avant : la sécurité des approvisionnements énergétiques de l’Italie et de l’Europe. Le chef de l’État a réaffirmé l’engagement de l’Algérie à maintenir son rôle de partenaire fiable. Le message s’adresse clairement aux marchés, mais aussi aux industriels européens qui suivent de près l’évolution des flux énergétiques.

Cependant, et comme l’indique le communiqué de la Présidence, les échanges ne se sont pas limités au gaz. Les discussions ont rapidement glissé vers d’autres domaines. Les deux parties ont évoqué la coopération dans les technologies modernes, les start-up, la recherche scientifique et l’hydrogène vert. Une diversification assumée.

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Dans les milieux économiques, l’attention se porte aussi sur l’accélération annoncée de la création d’une chambre de commerce algéro-italienne. L’idée circule depuis un moment. Cette fois, le calendrier semble se préciser. L’objectif est clair : faciliter les échanges entre opérateurs et encourager les investissements croisés.

Au passage, les deux responsables ont dressé un bilan jugé positif de la coopération bilatérale. Les projets avancent, lentement parfois, mais ils avancent. Et sur certains dossiers, les progrès sont jugés sensibles.

Agriculture et plan Mattei : des projets déjà en route

Le volet agricole a occupé une place importante dans les discussions. Le président de la République a évoqué l’avancement des initiatives intégrées au plan italien destiné à l’Afrique. Deux projets retiennent l’attention.

Le premier concerne la production de céréales et de légumineuses dans la région de Timimoun. Le second porte sur la création d’un centre d’excellence agricole algéro-italien « Enrico Mattei ». Formation, recherche, innovation… les contours se précisent progressivement.

Sur le terrain, ces initiatives visent à renforcer la sécurité alimentaire tout en développant les compétences locales. Les responsables insistent aussi sur l’aspect technologique, avec l’introduction de méthodes agricoles modernes.

Dans le même mouvement, les deux pays ont souligné l’importance des échanges universitaires et scientifiques. Une coopération moins visible, mais qui pourrait peser à moyen terme. Les universités et centres de recherche sont directement concernés.

Convergences sur les dossiers régionaux

Au-delà de l’économie, la rencontre a permis d’aborder plusieurs questions internationales. Les deux dirigeants ont mis en avant une convergence de vues sur plusieurs crises régionales.

Le Moyen-Orient a occupé une place notable. L’appel à privilégier la diplomatie et à éviter toute escalade a été réaffirmé. La situation à Gaza a également été évoquée, l’Algérie rappelant sa position en faveur d’une solution durable garantissant les droits du peuple palestinien.

Les discussions ont ensuite porté sur le Sahel. Les deux pays ont exprimé leurs préoccupations face aux défis sécuritaires dans cette zone. La coopération contre la criminalité organisée et les réseaux transnationaux reste à l’ordre du jour.

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Le dossier libyen a aussi été abordé, avec un appel à soutenir une solution politique permettant de préserver l’unité du pays. Enfin, la question du Sahara occidental a été mentionnée, dans le cadre du respect des résolutions internationales.

Au final, cette visite n’a pas donné lieu à des annonces spectaculaires. Mais elle clarifie plusieurs orientations. Énergie sécurisée, projets agricoles, coopération technologique et coordination diplomatique : les axes sont désormais posés.

Sur place, l’impression domine d’un partenariat qui s’étoffe, étape par étape, sans précipitation. Rien d’éclatant, mais une série d’engagements concrets. Et c’est souvent là que tout se joue.

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