Algériens en France : OQTF et titres de séjour, Nuñez perpétue la politique de Retailleau ?

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Titres séjour OQTF

OQTF et titres de séjour inchangés malgré un ton plus mesuré de Nuñez © Pexels - Algérie Zoom

Le ton s’est adouci, nettement. Depuis son arrivée au ministère de l’Intérieur, Laurent Nuñez privilégie une parole plus mesurée sur les questions migratoires. Moins d’affrontements publics, davantage de retenue, notamment dans les échanges avec Alger. Mais derrière cette inflexion, une interrogation persiste : qu’est-ce qui a réellement changé pour les Algériens visés par les OQTF ou en attente de titres de séjour ?

OQTF et titres de séjour : une stratégie plus discrète, mais pas très différente sur le fond

Dans une analyse publiée ce 22 avril, le quotidien Libération décrit un ministre qui cherche à calmer le jeu, sans pour autant bouleverser les équilibres en place. Sur la scène politique française, ce repositionnement ne passe pas inaperçu. À droite, certains dénoncent une ligne jugée trop souple.

Pourtant, dans les faits, les annonces restent ciblées. Nuñez a bien demandé aux préfets d’ajuster certaines pratiques, notamment en matière de régularisation dans les métiers en tension. Mais il ne s’agit pas d’un changement de cap radical.

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Et sur le terrain administratif, les repères restent les mêmes. Les agents continuent de s’appuyer sur les dispositifs existants, sans rupture nette.

La circulaire Retailleau toujours appliquée

C’est un point central, relevé par le journal français : la circulaire Retailleau sur la régularisation par le travail n’a pas été remise en cause. Ce texte, qui encadre strictement l’accès aux titres de séjour pour les travailleurs en situation irrégulière, reste la référence.

Concrètement, les critères demeurent exigeants. Durée de présence, activité professionnelle, justificatifs… les conditions restent serrées. Et dans les préfectures, ce cadre continue de guider les décisions.

Sur le terrain, les effets sont visibles. Les démarches restent longues, parfois incertaines. Les annonces de renfort pour accélérer le traitement des dossiers existent, mais leur impact reste encore limité.

OQTF et rétention : peu d’évolution concrète

Même constat pour les OQTF que celui pour les titres de séjour. Selon les observations rapportées par Libération, les pratiques n’ont pas connu de changement majeur. Les procédures se poursuivent dans la continuité.

Du côté des centres de rétention, la tendance reste à l’augmentation des capacités et des durées de maintien. Une orientation déjà engagée auparavant, et qui se prolonge.

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Des avocats spécialisés le résument simplement dans les colonnes du journal : malgré quelques annonces, la politique actuelle reste dans la ligne de la précédente.

Au final, le contraste existe. Le discours a évolué, c’est indéniable. Mais pour beaucoup de personnes concernées, notamment parmi les Algériens en France, la réalité administrative, elle, n’a que très peu bougé.

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