Algériens en France : titres de séjour « métiers en tension » et OQTF, Nuñez fixe ses directives
Régularisation par les métiers en tension et fermeté sur les OQTF, directives de Nuñez en France - Algérie Zoom
Le dossier avance, mais lentement. Et à Paris, l’impatience se fait sentir. Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a récemment donné le ton : la régularisation par les titres de séjour en France liés aux métiers en tension doit accélérer, indique L’Opinion. Dans le même mouvement, il appelle à davantage de fermeté sur les refus de renouvellement, avec, en arrière-plan, la question sensible des OQTF concernant certains étrangers, dont des Algériens en France.
Sur le terrain administratif, les résultats restent modestes. Les préfectures peinent à faire décoller une procédure censée répondre aux besoins de secteurs confrontés à un manque de main-d’œuvre. Le sujet n’est pas nouveau, mais il revient désormais avec une pression plus visible.
Titres de séjour en France : des régularisations encore limitées
Les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur illustrent cette lenteur. En 2025, 1.665 titres de séjour “métiers en tension” seulement ont été délivrés. Autre indicateur révélateur : à peine la moitié des demandes ont été instruites. Difficile, dans ces conditions, de répondre aux attentes des employeurs comme des travailleurs concernés.
Face à ce constat, Laurent Nuñez a demandé aux préfets d’accélérer l’examen des dossiers. La circulaire dite Retailleau reste le cadre, mais l’exécutif veut désormais un rythme plus soutenu. L’objectif affiché : mieux articuler immigration de travail et besoins économiques. Des rencontres avec les partenaires sociaux sont d’ailleurs annoncées pour discuter du dispositif.
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Dans certains secteurs — bâtiment, restauration, nettoyage — les employeurs continuent de signaler des difficultés de recrutement. Sur place, les travailleurs concernés suivent ces annonces avec prudence. Beaucoup attendent une procédure plus lisible, moins fragmentée.
OQTF et fermeté sur les renouvellements
Parallèlement, le ministre insiste sur un autre volet. Les refus de renouvellement de titres de séjour pour trouble à l’ordre public doivent, selon lui, être appliqués avec rigueur. Ces décisions peuvent être suivies d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le message est clair : accélération d’un côté, exigence administrative de l’autre.
Ce double discours reflète une ligne déjà observée ces derniers mois. Encourager la régularisation par le travail, tout en maintenant un contrôle strict sur les situations jugées irrégulières. Une approche qui concerne directement les communautés étrangères installées en France, dont les Algériens.
Expulsions : reprise des échanges avec les consulats algériens
Autre point évoqué par le ministre : les laissez-passer consulaires. Selon lui, leur nombre serait en hausse. Le ministère indique avoir repris les audiences avec les autorités consulaires algériennes. Les pratiques peuvent varier selon les régions, précise-t-on, ce qui influe sur la mise en œuvre des procédures.
Dans les faits, cette reprise des échanges s’inscrit dans une volonté d’améliorer la coordination administrative. Les dossiers continuent de s’accumuler, et les services cherchent à fluidifier les étapes. Entre régularisations ciblées et gestion des OQTF, le gouvernement tente d’ajuster l’équilibre.
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Reste que, pour les travailleurs concernés, tout se joue dans les délais. Les annonces se succèdent, les circulaires aussi. Sur le terrain, chacun guette désormais les décisions concrètes des préfectures. Le rythme, lui, reste sous surveillance.
