Athmane Ariouet revient au cinéma après 25 ans d’absence
Après plus de 25 ans d’absence, Athmane Ariouat signe son grand retour au cinéma algérien avec un projet inédit - Algérie Zoom
Un nom. Une voix. Et une attente qui aura duré plus d’un quart de siècle. Athmane Ariouet, figure majeure du cinéma algérien, signe son retour. Non pas devant la caméra, mais derrière. Une annonce officielle qui a rapidement réveillé la mémoire collective.
L’information est tombée ce week-end, presque discrètement. Le ministère de la Culture a publié la liste des projets cinématographiques bénéficiant du soutien public. Parmi les noms retenus, un a immédiatement attiré l’attention : Athmane Ariouet.
L’acteur culte de « Carnaval fi Dachra » revient cette fois comme réalisateur, avec un long métrage intitulé « Ana Berri Win » (Où suis-je ?). Une réplique mythique, lancée dans les années 1990, devenue depuis un clin d’œil populaire. Le projet sera produit par la société Fajr Film et s’inscrit dans la catégorie des longs métrages.
Pour beaucoup, c’est la première apparition officielle du « Bombardi » depuis son retrait volontaire de la scène artistique, après avoir décliné de nombreuses propositions jugées incompatibles avec ses convictions.
Un projet très attendu, un pari assumé
Le contenu du film reste encore inconnu. Silence total. Et forcément, les questions s’accumulent. Athmane Ariouet saura-t-il imposer sa patte derrière la caméra comme il l’a fait devant ? Le public, lui, se montre déjà curieux. Les critiques suivront.
Une chose est sûre : ce retour ne passe pas inaperçu. Dans un paysage cinématographique en quête de repères, l’arrivée d’un tel nom change la donne.
La même liste inclut d’autres réalisateurs reconnus, comme Merzak Allouache avec Sablothérapie, Khaled Bounab, Imane Ayadi ou encore Ali Mouzaoui. Mais l’annonce autour d’Ariouet a éclipsé le reste. Naturellement.
Athmane Ariouet , bien plus qu’un acteur
Né en 1948 à M’doukal, dans la wilaya de Batna, Athmane Ariouet a marqué de son empreinte plusieurs générations. Ancien professeur de français, passé par le théâtre de la Radio nationale, il a bâti une carrière sans compromis.
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De Cheikh Bouamama à El Taxi El Makhfi, jusqu’à Carnaval fi Dachra, il a donné chair à des personnages devenus cultes. Avec Si Makhlouf El Bombardi, il a surtout osé. Une satire politique frontale, un humour tranchant.
Même absent, Athmane Ariouet est resté présent. Ses répliques circulent encore. Ses scènes aussi. En 2020, l’État lui a décerné la médaille de l’Ordre du Mérite national, reconnaissance tardive mais symbolique.
Athmane Ariouet : un retour qui dépasse le cinéma
Avec « Ana Berri Win », Ariouet ne signe pas seulement un nouveau film. Il rouvre une page. Pour le public, c’est un rendez-vous avec une mémoire, une époque, un regard lucide sur la société.
Le verdict viendra plus tard. En salle. Mais une chose est acquise : l’événement dépasse largement une simple annonce de production. En Algérie, le nom d’Ariouet continue de compter. Et visiblement, il n’a pas dit son dernier mot.
