CAN 2025 : Petkovic échoue là où Khalef et Belmadi ont brillé
Petkovic boucle le premier tour avec trois victoires mais sans l’invincibilité défensive de ses prédécesseurs - Algérie Zoom
À la CAN 2025, l’Algérie a franchi le premier tour avec autorité ce 31 décembre. Mais derrière les trois victoires, une comparaison historique s’impose : Petkovic n’a pas réussi à préserver l’invincibilité défensive qui avait marqué les parcours de Khalef en 1984 et de Belmadi en 2019.
Trois matchs, trois victoires, neuf points. Sur le papier, l’Algérie de Vladimir Petkovic a rempli sa mission lors de la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025. Le succès contre le Soudan (3-0), la victoire face au Burkina Faso (1-0) et le dernier triomphe contre la Guinée équatoriale (3-1) ont confirmé la supériorité des Fennecs. Pourtant, un détail empêche le sélectionneur suisse d’égaler ses illustres prédécesseurs : un but encaissé.
Khalef et Belmadi, références d’invincibilité
L’histoire de la CAN rappelle que certains techniciens ont su mener l’Algérie à un premier tour sans la moindre fissure défensive. En Côte d’Ivoire en 1984, feu Mahieddine Khalef avait guidé les siens vers deux victoires (3-0 contre le Malawi, 2-0 face au Ghana) et un nul contre le Nigeria, sans concéder le moindre but. Plus récemment, en Égypte en 2019, Djamel Belmadi avait signé un parcours parfait : trois victoires, zéro but encaissé, avec une équipe qui allait ensuite décrocher le sacre continental.
Petkovic dans la lignée de Kermali et Belmadi
En 2025, Petkovic rejoint malgré tout un cercle prestigieux : celui des entraîneurs ayant remporté leurs trois matchs de poule avec l’Algérie durant la CAN. Le regretté Abdelhamid Kermali avait réalisé la même performance lors de la CAN 1990 organisée en Algérie, avec des victoires éclatantes contre le Nigeria (5-1), la Côte d’Ivoire (3-0) et l’Égypte (2-0). Belmadi, en 2019, avait également aligné trois succès. Mais dans ces deux cas, comme pour Petkovic aujourd’hui, un but encaissé est venu briser l’idée d’une invincibilité totale.
Une polémique née d’une phrase
Au-delà des chiffres, c’est une déclaration qui a animé le débat. Après le match contre la Guinée équatoriale, Farès Chaïbi a reconnu qu’il était difficile de maintenir l’intensité une fois l’avance de 3-0 acquise. Une sincérité jugée trop crue par certains observateurs, qui y ont vu un aveu de relâchement. Sur le terrain, la seconde période des Fennecs a effectivement semblé plus terne, avec un but concédé et une gestion moins tranchante.
Un premier tour maîtrisé malgré tout
La presse s’accorde : cette baisse de régime reste marginale. L’Algérie a dominé son groupe, assuré sa qualification et confirmé son statut de prétendant à la CAN 2025. La polémique devrait s’éteindre rapidement, car l’essentiel est ailleurs : les huitièmes de finale contre la République démocratique du Congo. C’est là que le véritable test commencera, avec une exigence plus élevée et une intensité qui ne pourra plus faiblir.
Héritage et attentes
Petkovic n’a pas égalé Khalef ni Belmadi sur le plan défensif, mais il a inscrit son nom dans la continuité des grands parcours algériens. Trois victoires en trois matchs restent un signe fort. L’histoire retiendra que l’équipe d’Algérie a franchi son premier obstacle avec assurance lors de cette CAN 2025 au Maroc. Le reste dépendra désormais de sa capacité à transformer cette solidité en un nouveau chapitre glorieux.
