CAN féminine 2026 : l’Algérie aurait refusé l’offre de la CAF
L’Algérie aurait décliné une sollicitation informelle de la CAF pour la CAN féminine 2026 © FAF - Algérie Zoom
Selon des informations relayées par le journaliste Romain Molina, l’Algérie aurait été approchée ces dernières semaines, de manière non officielle, par la Confédération africaine de football pour étudier la possibilité d’accueillir la CAN féminine 2026. Une prise de contact discrète, sans communication publique. Et, toujours au conditionnel, un refus algérien qui aurait été opposé à cette proposition informelle.
Un tournoi sans pays hôte à quelques semaines du coup d’envoi
La situation s’est brusquement compliquée après le retrait du Maroc, initialement désigné pour accueillir la CAN féminine 2026. À trois semaines de la date prévue du coup d’envoi, la CAF a finalement acté le report de la compétition. Celle-ci devait se tenir du 17 mars au 3 avril.
En coulisses, le pays hôte aurait signalé depuis plusieurs semaines son impossibilité de respecter le calendrier initial, évoquant des contraintes organisationnelles. Une demande de décalage qui aurait donné lieu à de longues discussions internes avant d’aboutir, in fine, à une décision de report.
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Ce choix tranche pourtant avec les déclarations publiques faites mi-février par le président de la CAF, Patrice Motsepe. Il assurait alors que le calendrier international ne permettait aucune modification sans perturber d’autres échéances majeures, notamment les éliminatoires de la Coupe du monde féminine.
L’option d’une délocalisation, évoquée puis écartée
Face au retrait du pays organisateur, la possibilité d’une délocalisation a été brièvement étudiée. L’Afrique du Sud avait même indiqué être disposée à accueillir la compétition dans les délais initiaux. Elle l’avait fait par la voix de sa ministre des Sports.
C’est dans ce contexte que l’Algérie aurait été sollicitée par la CAF, sans cadre formel., pour voir sa disposition à accueillir la CAN féminine 2026. Une approche exploratoire, semble-t-il, à laquelle Alger n’aurait pas donné suite. Là encore, aucune confirmation officielle n’est venue étayer ces informations.
Le choix du report, plutôt qu’un transfert d’organisation, a en tout cas eu des effets immédiats sur les sélections qualifiées.
Des préparations déjà engagées, désormais en suspens
Plusieurs équipes avaient lancé leur préparation depuis plusieurs jours. L’équipe nationale féminine algérienne, par exemple, se trouvait au Caire pour un stage ponctué de rencontres amicales face à la sélection égyptienne. D’autres fédérations avaient, elles aussi, mobilisé des moyens logistiques et sportifs importants.
Selon plusieurs sources concordantes, la décision de report aurait été entérinée en interne. Elle devrait être rendue publique dans les prochains jours. Reste désormais à connaître les justifications officielles qui accompagneront cette annonce.
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Une chose est acquise : la CAN féminine 2026, à laquelle participera l’équipe d’Algérie, se retrouve, à quelques semaines de son lancement, dans une phase d’incertitude totale. Le calendrier sera réaménagé, le pays hôte reste à désigner, et les sélections devront s’adapter. En clair, un dossier encore loin d’être refermé.
