Classement Henley 2026 : le passeport algérien grimpe de 6 rangs
Le passeport algérien gagne 6 positions dans le classement Henley 2026, mais reste limité hors Afrique © Consulat d'Algérie à Paris - Algérie Zoom
Le Henley Passport Index, référence mondiale en matière de mobilité internationale, a livré son nouveau classement pour l’année 2026, dans lequel le passeport algérien figure désormais au 80ᵉ rang, soit un gain de six places par rapport à janvier 2025. Une progression qui, même modeste, traduit une amélioration de l’image du document algérien sur la scène internationale.
Dans le classement Henley Passport Index actualisé en janvier 2026, le passeport algérien partage cette position avec les documents de voyage de l’Inde et du Niger. Il se situe juste derrière la Mauritanie (79ᵉ) et le Sénégal (78ᵉ), mais devance la Guinée (81ᵉ) et le Mali (82ᵉ). Ce glissement vers le haut du tableau reste symbolique : il ne modifie pas fondamentalement les conditions de voyage des Algériens, mais il témoigne d’une dynamique positive.
55 destinations accessibles sans visa
Le passeport algérien permet aujourd’hui de voyager sans visa préalable vers 55 destinations. Ces pays se trouvent principalement en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient. En revanche, l’accès à l’espace Schengen demeure fermé sans visa, ce qui limite fortement la mobilité vers l’Europe.
Un détail mérite citation : en janvier 2025, le passeport algérien donnait accès à 56 destinations sans visa, malgré un classement plus bas (86ᵉ place). Autrement dit, l’amélioration du rang ne s’accompagne pas d’une extension des facilités de voyage, mais d’un repositionnement relatif par rapport aux autres pays.
Ailleurs au Maghreb, le passeport marocain occupe la 65ᵉ place, avec 72 destinations accessibles sans visa. Le passeport tunisien, lui, se classe 70ᵉ et ouvre la porte à 67 destinations.
À l’échelle mondiale, le passeport singapourien domine le classement avec 192 destinations accessibles sans visa. Viennent ensuite le Japon et la Corée du Sud (188 destinations), puis un groupe européen composé du Danemark, du Luxembourg, de l’Espagne, de la Suisse et de la Suède (186 destinations). Le passeport français se situe juste derrière, à la quatrième place, avec 185 destinations.
Cette hiérarchie incarne la fracture entre les passeports dits « puissants » et ceux qui restent limités dans leur portée. Pour les Algériens, le défi demeure celui de l’ouverture vers les grandes zones économiques et touristiques, notamment l’Europe ou l’Amérique du Nord.
Loi de finances 2026 : nouvelles règles pour le passeport des Algériens de l’étranger
Au-delà du classement international Henley Passport Index, le passeport algérien fait l’objet de changements notables dans sa délivrance, introduits par la Loi de finances 2026. Ces ajustements concernent les droits de timbre et leur calcul en devises pour les ressortissants établis hors du pays.
Tarifs standards et procédure accélérée
Désormais, le droit de timbre du passeport biométrique de 28 pages est fixé à l’équivalent de 6.000 dinars algériens, tandis que celui de 48 pages s’élève à 9.000 dinars. Ces montants s’appliquent dans le cadre de la procédure normale.
Une procédure accélérée est également prévue : le passeport peut être délivré en cinq jours maximum contre un droit de timbre de 25.000 dinars pour le livret de 28 pages et 45.000 dinars pour celui de 48 pages.
En cas de perte ou de détérioration, la réédition entraîne une taxe supplémentaire de 10.000 dinars, en plus du droit de timbre initial.
Dispositions pour mineurs et étudiants
La loi introduit des tarifs spécifiques pour les mineurs et les étudiants :
- 3.000 dinars pour le passeport de 28 pages
- 4.500 dinars pour le passeport de 48 pages
En procédure accélérée, ces montants passent respectivement à 12.000 dinars et 22.500 dinars.
Calcul en devises ajusté annuellement
L’article 45 de la LF 2026 modifie l’article 136 bis du code du timbre. Il prévoit que la contre-valeur en monnaie étrangère des droits de timbre soit fixée chaque année par arrêté conjoint du ministre des Affaires étrangères et du ministre des Finances, en fonction du cours officiel du dinar.
Jusqu’ici, le calcul reposait sur un taux de change ancien, ce qui gonflait les coûts pour les Algériens vivant à l’étranger. Avec cette réforme, les frais seront alignés sur les cotations officielles de la Banque d’Algérie (129,83 dinars pour un dollar et 151,68 dinars pour un euro).
Cette évolution répond aux revendications de députés de la diaspora, dont Fares Rahmani, qui avaient dénoncé l’écart entre le coût réel du passeport à l’étranger et celui payé en Algérie. La nouvelle règle vise à rendre les tarifs plus cohérents et à simplifier leur calcul à partir de 2026.
