Conseil de sécurité : Bendjama revient sur le mandat de l’Algérie
Amar Bendjama met en perspective le mandat de l’Algérie au Conseil de sécurité et ses enjeux diplomatiques - Algérie Zoom
À l’issue du mandat de l’Algérie au Conseil de sécurité de l’ONU, Amar Bendjama, qui vient de se faire désigner « Diplomate de l’année 2025 » par PassBlue, dresse un bilan sans détour.
Ce n’est pas un simple départ de fonction. Pour le diplomate algérien, cette fin de mandat au Conseil de sécurité marque en fait un tournant dans la manière dont l’Algérie est perçue à l’ONU. Entre interventions fermes, prises de position assumées et défense constante des principes fondateurs de la diplomatie algérienne, Amar Bendjama aura imposé une voix singulière dans une enceinte souvent marquée par les rapports de force.
Une sortie de mandat sous le signe de la fermeté
Lors de la dernière séance du Conseil de sécurité consacrée aux menaces contre la paix internationale, Amar Bendjama a affirmé que l’Algérie termine son mandat et quitte l’organe onusien après avoir accompli pleinement son devoir, rapporte AL24 News. Le représentant permanent a insisté sur la nécessité d’associer tous les États membres aux travaux du Conseil, appelant ses collègues – élus comme permanents – à maintenir une vigilance collective face aux foyers de tension.
Une diplomatie alignée sur ses principes
Tout au long de l’année 2025, l’Algérie s’est illustrée par des positions claires sur les grandes crises internationales. Amar Bendjama n’a pas hésité à dénoncer les violations du droit humanitaire, notamment à Gaza, où il a déclaré : « Ce à quoi nous assistons n’est pas une guerre, mais l’anéantissement de la vie elle-même. » Cette posture s’inscrit dans une tradition algérienne fondée sur le respect de la souveraineté des États, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le rejet du deux poids deux mesures.
Soutien à la Somalie et défense du groupe A3+
Lors de sa dernière intervention, Bendjama a soutenu fermement la position de la Somalie contre la reconnaissance du Somaliland par l’entité sioniste, dénonçant une violation directe de la Charte des Nations Unies et des principes de l’Union africaine. Il a également salué l’engagement de ses collègues du groupe A3+, y compris ceux hors du continent, qui ont défendu les causes africaines avec constance.
Amar Bendjama quitte alors le Conseil de sécurité au terme du mandat de l’Algérie avec le sentiment du devoir accompli, mais surtout avec une reconnaissance internationale qui dépasse les cercles diplomatiques. Son mandat aura été marqué par une parole libre, un ancrage dans les principes historiques de l’Algérie et une capacité à fédérer autour des causes justes. À l’heure où les équilibres mondiaux se redessinent, la diplomatie algérienne semble plus que jamais décidée à peser.
Une reconnaissance venue de la scène internationale
Rappelons par ailleurs que le média spécialisé PassBlue, qui couvre les activités des Nations Unies, a consacré Amar Bendjama « Diplomate de l’année 2025 » à l’issue d’un sondage auprès de ses lecteurs. Ce choix consacre l’impact de la diplomatie algérienne dans un contexte mondial polarisé. Bendjama devance ses homologues de Slovénie et de Sierra Leone, preuve que la voix algérienne a su se faire entendre au-delà des cercles régionaux.
