Douane Algérie : nouvelles règles sur devises, voitures et CCR
La douane algérienne applique les nouvelles règles 2026 sur devises, importations de véhicules et les devises - Algérie Zoom
La douane algérienne entre dans une nouvelle phase. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, plusieurs dispositions issues de la loi de finances 2026 s’appliquent sur le terrain, touchant directement les voyageurs, le transfert de devises et l’importation de voitures dans le cadre du changement de résidence (CCR).
Les contrôles changent de visage aux frontières algériennes. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, la direction générale des douanes (DGD) applique en effet de nouvelles dispositions issues de la loi de finances 2026, détaillées dans une instruction officielle signée par le directeur général des douanes. Un document interne, révélé par le quotidien arabophone Echorouk, qui précise les règles sur les devises et l’importation de voitures dans le cadre de changement de résidence (CCR). Décryptage.
Une instruction officielle pour cadrer l’application sur le terrain
La mise en œuvre ne laisse plus place à l’interprétation. L’instruction, signée par le directeur général des douanes, vient expliciter les articles modifiés de la loi douanière. Le texte, publié par Echorouk dans son édition du samedi 10 janvier, détaille noir sur blanc les nouvelles procédures liées au dépôt douanier, à la déclaration de devises et à la lutte contre le blanchiment d’argent.
Sur le terrain, les services douaniers s’appuient désormais sur ce document pour uniformiser les contrôles aux ports, aéroports et postes frontaliers. Objectif affiché : combler les zones grises et renforcer la traçabilité des flux financiers.
Devises, voitures et CCR : ce qui change en 2026
Premier changement concret pour les voyageurs. La déclaration obligatoire ne concerne plus uniquement les devises ou la monnaie nationale. Elle s’étend désormais aux métaux précieux, pierres précieuses, moyens de paiement au porteur, ainsi qu’aux titres et obligations négociables ou endossables.
L’instruction précise que cette obligation s’applique dès lors que ces biens se trouvent sur le voyageur, dans ses bagages ou dans son véhicule, à l’entrée comme à la sortie du territoire. Même logique pour les ressortissants algériens que pour les étrangers.
Autre point sensible souligné dans le document : l’interdiction formelle d’envoi par poste, fret ou courrier express de ces moyens de paiement et objets de valeur. L’autorisation électronique devient la norme, sous peine de sanctions prévues par la loi.
Seuil de 1.000 euros et pouvoirs élargis pour la douane
La loi de finances 2026 fixe un seuil unique : 1.000 euros, ou son équivalent en devises. Au-delà, la déclaration devient obligatoire pour tous, sans distinction de statut ou de nationalité.
Selon l’instruction relayée par Echorouk, les agents des douanes peuvent désormais exiger des documents justifiant l’origine et la destination des fonds, qu’ils aient été déclarés ou non. Une évolution majeure, pensée pour renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent.
En cas de soupçon sérieux, la douane peut ainsi procéder à une saisie provisoire des sommes concernées, pour une durée maximale de 30 jours, avec notification automatique au procureur de la République et possibilité de recours judiciaire.
Importation des véhicules et CCR : le cadre se resserre
Par ailleurs, le document signé par le directeur général des douanes revient aussi sur le changement de résidence (CCR). Désormais, l’importation concerne uniquement les véhicules électriques, essence ou hybrides.
Pour les voitures de tourisme, la cylindrée ne doit pas dépasser 1.800 cm³. Les utilitaires, eux, doivent afficher un poids total inférieur à 5,95 tonnes. Les véhicules diesel sortent définitivement du dispositif. Les voitures peuvent être neuves ou âgées de moins de cinq ans au moment de leur entrée sur le territoire.
Une ligne claire pour 2026
À travers cette instruction, qui précise les nouvelles règles sur les devises et l’importation de voitures dans le cadre de changement de résidence (CCR), la douane algérienne affiche une ligne ferme. Les règles gagnent donc en clarté, les contrôles en efficacité. Et comme le souligne notre source médiatique, cette réforme marque un tournant : 2026 s’annonce comme l’année du durcissement douanier, sans ambiguïté.
