Euro – dinar algérien : le marché noir reste au-dessus de 280
Cambistes et voyageurs s’adaptent à une demande stable, malgré des taux toujours élevés ce 9 janvier © Unsplash - Algérie Zoom
L’euro garde le cap face au dinar algérien sur le marché noir des devises. Ce vendredi 9 janvier 2026, la monnaie européenne se maintient à un niveau élevé face au dinar, confirmant une tendance de stabilité qui masque un déséquilibre persistant entre l’offre et la demande.
Au cœur des transactions informelles, l’euro se maintient face au dinar algérien sur le marché noir des devises. Ce vendredi, il s’affiche à 281 dinars à la vente et entre 277 et 278 dinars à l’achat. Concrètement, 100 euros coûtent 28 100 dinars auprès des cambistes. Ces chiffres traduisent une consolidation au-dessus du seuil des 280 dinars, seuil devenu un repère psychologique pour les acteurs du marché.
Les cambistes décrivent une situation calme, sans ruée particulière. La demande reste régulière, portée par les voyageurs et les familles qui anticipent leurs dépenses. « Les volumes échangés sont stables, ce qui limite les variations », explique un cambiste à Alger.
Les autres devises suivent le rythme
Si l’euro domine, les autres monnaies confirment elles aussi leur stabilité :
- Dollar américain : 238 dinars à la vente, 235 à l’achat
- Livre sterling : 314 dinars à la vente, 310 à l’achat
- Dollar canadien : 172 dinars à la vente, 168 à l’achat
- Franc suisse : 299 dinars à la vente, 291,50 à l’achat
Ces niveaux montrent que le marché parallèle fonctionne en régime de croisière, sans tension particulière. Les cambistes attendent surtout des signaux plus clairs à l’approche du Ramadan et des prochaines périodes de voyages.
L’écart avec les taux officiels
Sur les tableaux de la Banque d’Algérie, les chiffres racontent une autre histoire. Ce vendredi, l’euro est affiché à 151,72 dinars, soit près de 130 dinars de moins que sur le marché noir. Le dollar américain pointe à 129,87 dinars, la livre sterling à 175,03, le dollar canadien à 94,11, et le franc suisse à 162,95 dinars.
Des écarts qui ne surprennent plus personne. Pour les particuliers, accéder aux devises par les circuits officiels relève souvent du parcours d’obstacles. Résultat : le marché parallèle reste la seule option viable pour ceux qui préparent un voyage, des soins à l’étranger ou des dépenses familiales.
Une stabilité qui tient à peu de choses
Les cambistes le disent sans détour : les taux bougent peu, mais rien n’est figé. La demande est là, constante, portée par les besoins du quotidien. L’offre, elle, reste limitée. Ce déséquilibre suffit à maintenir les prix en hauteur.
Pas de flambée du change euro – dinar algérien sur le marché noir, pas d’effondrement. Juste une ligne qui tient, tant que rien ne vient la bousculer. Un changement de réglementation, une annonce économique, une tension régionale… et tout peut repartir à la hausse. Pour l’instant, le calme est là. Mais il repose sur un fil.
