Finale de la CAN : le Sénégal dénonce le Maroc et salue l’Algérie

0
Finale CAN Sénégal Maroc

Le sélectionneur du Sénégal encense l’Algérie et critique l’organisation marocaine avant la finale de la CAN © FSF (Facebook officiel) - Algérie Zoom

À quelques heures de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2026 au Maroc, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, a dénoncé un manque de sécurité et d’organisation, tout en saluant l’expérience réussie du CHAN en Algérie.

Vendredi, la délégation sénégalaise a vécu une situation jugée « dangereuse » à la gare de Rabat. Les joueurs se sont retrouvés au milieu des supporters, sans séparation ni protection suffisante. Pour Pape Thiaw, ce scénario est « inacceptable » pour une compétition de ce niveau. Le sélectionneur du Sénégal qui a pointé du doigt le Maroc et encensé l’Algérie à un jour de la finale de la CAN, a insisté : la sécurité des joueurs doit être une priorité absolue, et ce manquement met en péril l’image du football africain.

L’Algérie citée en exemple

Dans ses déclarations, le coach sénégalais a établi une comparaison directe avec l’organisation du CHAN en Algérie. Il a rappelé que lors de cette compétition, les conditions de sécurité et de logistique avaient été jugées satisfaisantes par son équipe. « Ce qui s’est passé à Rabat ne reflète pas le professionnalisme attendu. En Algérie, nous avions trouvé un cadre rassurant », a-t-il souligné.

Une critique relayée par la Fédération

La Fédération sénégalaise de football a publié un communiqué sévère, dénonçant non seulement les failles sécuritaires, mais aussi des problèmes liés à l’accueil, à l’hébergement, aux sites d’entraînement et même à la billetterie de la finale de la CAN 2026 prévue entre le Sénégal et le pays hôte, le Maroc. Le ton employé confirme l’inquiétude du staff et des joueurs à la veille du match décisif.

Alors que le Sénégal s’apprête à disputer une finale de la CAN historique contre le Maroc, son entraîneur met la pression sur les organisateurs marocains. En encensant l’Algérie pour son organisation exemplaire, Pape Thiaw souligne que l’Afrique doit tirer les leçons de ces contrastes pour protéger ses compétitions et ses joueurs

La CAF au cœur d’une polémique intense

La sortie de Pape Thiaw, entraîneur du Sénégal, n’est pas arrivée dans un vide médiatique. En parallèle de ses critiques sur l’organisation au Maroc et son éloge du CHAN en Algérie, la conférence de presse de Patrice Motsepe, président de la CAF, tenue ce 17 janvier, a donné une résonance particulière à ce contraste. Alors que Motsepe défendait la décision d’espacer la CAN tous les quatre ans, les journalistes présents ont transformé la rencontre en véritable procès public des choix de l’instance. Dans ce climat tendu, les propos du coach sénégalais ont pris une dimension supplémentaire : ils ne se limitent plus à un incident sécuritaire, mais s’inscrivent dans un débat plus large sur la crédibilité et la gestion du football africain.

En rappelant que l’Algérie avait su offrir un cadre sûr et professionnel lors du CHAN, Pape Thiaw a placé la barre haut pour les organisateurs marocains. Ses mots, simples mais tranchants, soulignent que l’Afrique ne peut se permettre de mettre en danger ses joueurs ni de fragiliser son image internationale. Avant cette finale de la CAN qui opposera le Sénégal au Maroc demain à partir de 20h, ce double discours – critique envers Rabat, reconnaissance envers Alger – illustre donc la fracture entre deux modèles d’organisation et met la pression sur la CAF pour qu’elle garantisse des standards irréprochables.

About The Author

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *