Loth Bonatiro surprend : pourquoi la JSK et le MCA ont perdu
Loth Bonatiro s'exprime sur l'impact de « l'astronomie » sur le football. Capture d'écran sur la vidéo de DZ News TV.
Difficile de passer à côté : depuis dimanche, la défaite lourde de la JSK au Caire (4-1 face à Al Ahly) et celle du MCA à Kigali contre Al Hilal (2-0) tournent en boucle dans les discussions. Sur les réseaux, dans les cafés, même devant les petits commerces. Et puis, au milieu du flot d’analyses tactiques au sujet de la déroute de la JSK et du MCA en Afrique, un visage connu ressort : l’astronome Loth Bonatiro, jamais avare d’une lecture… disons singulière des événements sportifs.
Les défaites du MCA et de la JSK expliquées par Loth Bonatiro : quand les astres s’invitent dans le football.
C’est DZ News TV qui l’a interrogé juste après les revers des deux clubs. Sur les images, Bonatiro parle calmement, le ton assuré, presque amusé par l’effet que provoqueront ses propos. Tout dans la vie est lié à l’astronomie, dit-il d’entrée. Et Loth Bonatiro enchaîne, comme s’il allait de soi que le football, à l’instar des matchs de la JSK et du MCA en LDC, ne déroge pas à cette règle. Il faut choisir les jours. Le temps comporte des périodes de malchance et d’autres de chance pour la réussite. Petite pause. Il le reconnaît lui-même : « Ça pourrait vous faire rire. » Mais pour lui, c’est connu, documenté, évident.
Le journaliste tente alors la question que beaucoup se posent : « Ça veut dire que la victoire dépend du jour où l’on joue ? »
Bonatiro ne laisse pas planer le doute. « Certainement. », lâche-t-il au cours de l’interview. Puis il conclut sur un rappel qui lui tient manifestement à cœur : « L’astronomie, c’est la mère des sciences. »
JSK/MCA : réactions en cascade aux propos de Loth Bonatiro
Et là, comme souvent avec Bonatiro, la toile s’enflamme. Pas seulement les supporters dépités. Un internaute soutient l’idée sans hésiter : « Il est fort possible que ce que vous dites soit vrai ; les gens ne connaissent pas l’astronomie et se moquent. » Sur tout un fil de commentaires, on retrouve ce même ton — intrigué, parfois admiratif.
À lire aussi | Ligue des champions : la JSK bousculée, le MCA plus chanceux
Un autre, plus taquin, résume d’un trait : « Le jour où vous perdez est le même jour où l’autre camp gagne. Ce qui, mine de rien, pourrait presque servir de morale à l’affaire. »
Mais l’opposition est vive aussi. Un internaute s’agace : pour lui, Bonatiro glisse de l’astronomie vers l’astrologie, et c’est là que ça coince. « On remplace une science rigoureuse par des croyances trompeuses. », écrit-il. La publication où Loth Bonatiro commentant les défaites amères de la JS Kabylie (JSK) et du MC Alger (MCA) est largement partagée, preuve que l’étonnante théorie ne laisse pas indifférent.
Au-delà des mots, un malaise sportif évident
Sur le terrain — le vrai — les supporters de la JSK évoquent surtout un match perdu dans l’impact, une défense débordée, un moral qui s’effrite dès le deuxième but égyptien. À Alger, les fans du MCA racontent une entame timide, un pressing mal coordonné, des joueurs visiblement éreintés par les déplacements. Rien de mystique, juste la dure réalité du sport.
À lire aussi | JSK : un supporter fait sa demande en mariage au stade (Vidéo)
Et pourtant… l’intervention de Loth Bonatiro après les matchs perdus de la JSK et du MCA trouve un écho. Peut-être parce qu’elle offre une manière différente, presque fataliste, de regarder ces défaites qui piquent encore. Une façon de dire : il y a des jours « bénis » et d’autres qui tournent mal dès le premier coup de sifflet. Sur les réseaux, beaucoup lisent ça avec humour, d’autres avec curiosité. Le débat reste ouvert, flottant, comme suspendu entre Caire, Kigali et un ciel qu’on scrute parfois pour y trouver un sens.
Par ailleurs, Loth Bonatiro confie que son père était membre fondateur du MC Alger, et que ce club reste pour lui un véritable club de cœur. « Le MCA, c’est une histoire de famille et de passion », souligne-t-il avec un sourire nostalgique.
Bonatiro raconte aussi son passé sur les terrains de la Casbah, où il jouait enfant. Selon lui, il était l’un des meilleurs joueurs du quartier, et ces années ont forgé son attachement au ballon rond. « On jouait même avec les plus âgés que nous », se rappelle-t-il. Ces souvenirs de Loth Bonatiro donnent une dimension plus intime à ses propos sur le football et, sans doute, à ses interprétations astrales des défaites de la JSK et du MCA.
