Permis de conduire retenu en Algérie : combien de temps pouvez-vous encore rouler ?
En Algérie, la durée autorisée pour continuer à conduire après une rétention de permis dépend de la gravité de l'infraction - Algérie Zoom
En Algérie, la rétention du permis de conduire ne met pas systématiquement fin au droit de circuler. Selon la nature de l’infraction commise, le conducteur peut en effet continuer à rouler pendant un délai précis, avant que le retrait ne devienne effectif. Un point que beaucoup d’automobilistes ignorent, et qui peut pourtant leur éviter une mauvaise surprise.
Ce que précise la Gendarmerie Nationale sur la rétention du permis
La page Facebook officielle Tariki de la Gendarmerie Nationale a répondu à une question d’un internaute sur les règles applicables en matière de rétention du permis de conduire. Un conducteur peut se voir retenir son permis pour différents motifs.
Selon cette source, la possibilité de continuer à conduire après une rétention de permis dépend directement du type de manquement relevé. Il peut s’agir d’une simple contravention. Il peut aussi s’agir d’une infraction plus grave relevant du délit.
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Un délai de 10 jours pour les contraventions
Lorsque l’infraction commise entraîne une amende forfaitaire, le conducteur bénéficie d’une certaine souplesse : il peut continuer à conduire pendant dix (10) jours, à compter de la date à laquelle son permis a été retenu.
Seulement 48 heures pour certaines infractions plus graves
Le cas est différent pour les infractions prévues par les articles 130, 131, 132 et 139 du Code de la route. Dans ces situations, le conducteur ne dispose que de 48 heures à partir de la date de rétention pour continuer à circuler, avant de devoir cesser de conduire.
Les cas où la conduite est interdite dès la rétention
Pour toutes les autres infractions relevant du délit, la règle reste stricte. Le conducteur ne peut reprendre la route à aucun moment après la rétention de son permis. La marge de tolérance de 10 jours ou de 48 heures ne s’applique pas ici.
À noter : les services de la Gendarmerie Nationale précisent toujours la durée exacte accordée sur le document de rétention. Ils fixent cette durée au cas par cas, selon la nature de l’infraction constatée.
Une peine de prison en cas de dépassement du délai
Continuer à conduire au-delà du délai autorisé expose toutefois à des sanctions lourdes. L’article 142 de la loi n° 26-09 prévoit une peine d’emprisonnement d’un (1) à deux (2) ans dans ce cas. Il prévoit aussi une amende de 100.000 à 200.000 dinars. Le juge peut appliquer l’une de ces deux peines seulement.
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Cette sanction le rappelle : en Algérie, la conduite après rétention du permis de conduire au-delà du délai légal n’est pas une simple formalité administrative, mais bien une infraction pénale à part entière.
