Prix du pétrole en hausse continue : 6e séance de gains vendredi

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Prix pétrole

Cours du pétrole en hausse interrompue, marchés nerveux face aux tensions régionales et aux risques d’approvisionnement © Pexels - Algérie Zoom

Les marchés pétroliers poursuivent leur progression. Vendredi 6 février, les prix du pétrole ont encore avancé, inscrivant une sixième séance consécutive dans le vert, signe d’un marché sous tension alors que les inquiétudes persistent autour de l’approvisionnement mondial.

À la mi-journée en Asie, les opérateurs gardaient les yeux rivés sur la situation au Moyen-Orient. Et pour cause : la région reste un passage incontournable pour une part considérable du brut mondial. Dans ce climat incertain, les cours continuent de grimper.

Vers 08 h 21 GMT, le baril de Brent pour livraison en mai 2026 s’échangeait à 85,95 dollars, soit une progression de 0,63 %. Cependant, plus tard dans la journée, il a dépassé le seuil des 90 dollars. De son côté, le brut américain WTI pour livraison en avril gagnait 0,56 %, atteignant 81,46 dollars.

La veille déjà, la hausse avait été marquée. Les marchés avaient terminé la séance sur un bond supérieur à 5 %, alimenté par les inquiétudes autour des flux énergétiques dans le Golfe.

Le détroit d’Ormuz sous pression

Au cœur des préoccupations : le détroit d’Ormuz. Ce passage maritime étroit, mais vital, voit transiter près de 20 % de la production mondiale de pétrole ainsi qu’une proportion similaire du commerce international de gaz naturel liquéfié.

Or, depuis plusieurs jours, le trafic y tourne au ralenti. Les analystes évoquent une paralysie partielle du passage, liée aux tensions régionales. Résultat : les flux pétroliers restent fortement perturbés.

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Officiellement, les autorités iraniennes assurent ne pas vouloir fermer ce corridor stratégique. Mais sur les marchés, la prudence domine. Les déclarations contradictoires et les incidents signalés dans la zone entretiennent une atmosphère d’incertitude.

Dans ce contexte, la moindre information fait bouger les prix. Les opérateurs redoutent surtout une rupture durable de l’approvisionnement, scénario qui pousserait les cours encore plus haut.

Prix du pétrole : des marchés nerveux face aux risques d’approvisionnement

Les inquiétudes ne se limitent pas aux routes maritimes. Plusieurs signaux renforcent la nervosité du marché.

Des incidents ont été signalés sur certains navires dans la région du Golfe, tandis que plusieurs installations pétrolières restent sous surveillance. À cela s’ajoutent des ajustements du côté des producteurs.

En Irak, par exemple, l’exploitation d’un grand champ pétrolier a été réduite ces derniers jours en raison de difficultés logistiques liées aux exportations. Un facteur supplémentaire dans un marché déjà tendu.

Pendant ce temps, les grandes puissances consommatrices prennent leurs précautions. La Chine, très dépendante des importations énergétiques, a demandé à plusieurs raffineurs de suspendre leurs exportations de carburants, afin de sécuriser ses stocks domestiques.

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Certains analystes évoquent même la possibilité de nouvelles réductions de production dans la région si les perturbations persistent.

Pour l’instant, les prix du pétrole évoluent à des niveaux qui n’avaient plus été observés depuis l’été 2024. Et sur les marchés, personne ne parie vraiment sur un retour rapide au calme. Les prochaines séances pourraient donc rester agitées.

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