Production d’électricité : l’Algérie lancera le projet du siècle en 2026
L’Algérie vise 15 000 MW d’électricité verte avec le lancement du « projet du siècle » dès 2026 © Unsplash - Algérie Zoom
Notre pays s’apprête à franchir un cap énergétique majeur. Dès le premier semestre 2026, la première tranche du « projet du siècle » de production d’électricité entrera en service en Algérie. Un signal fort envoyé à un moment où la demande augmente et où la transition énergétique s’impose, doucement mais sûrement.
Le calendrier se précise. Selon le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, la première tranche du projet de production d’électricité d’une capacité de 1 100 mégawatts en Algérie, sera opérationnelle avant le 30 juin 2026.
Dans une déclaration relayée ce lundi 19 janvier 2026 par El Khabar, le ministre a expliqué que cette mise en service s’inscrit dans une phase initiale plus large. Objectif affiché : 3 200 mégawatts de production électricité en Algérie à court terme. « Cette étape marque le début effectif d’un programme stratégique appelé à transformer durablement le paysage énergétique national », a-t-il indiqué.
Sur le terrain, les préparatifs s’accélèrent. Les chantiers avancent, les délais restent surveillés de près.
Un projet stratégique à long terme
Le cap final se veut ambitieux : 15 000 mégawatts de capacité installée. Le cœur du dispositif repose sur l’électricité verte, appelée à devenir un pilier de la politique énergétique algérienne.
Au-delà de la couverture des besoins internes, le projet ouvre la porte à des perspectives d’exportation vers les pays voisins. Une ambition assumée, dans un contexte régional marqué par une forte pression sur l’énergie.
Le ministre insiste sur un point : la transition ne se fera pas à moitié. « Notre stratégie repose sur la diversification des sources, avec le solaire, l’éolien, l’hydroélectricité et, à terme, des études sur l’hydrogène vert », a-t-il souligné.
Tipaza, un maillon clé du dispositif
Depuis Sidi Ghiles, dans la wilaya de Tipaza, Mourad Adjal a donné le coup d’envoi d’un centre de transformation électrique 60/220 kV. Une infrastructure appelée à jouer un rôle central dans la stabilité du réseau local.
Cette installation couvrira les besoins de la wilaya pendant au moins cinq ans, en tenant compte de l’expansion industrielle, agricole et de l’arrivée de nouveaux investisseurs. Sa mise en service complète est prévue pour 2028.
Le ministre a insisté sur deux exigences claires : « le respect strict des délais » et « la qualité de la réalisation », tout en appelant à recruter une main-d’œuvre locale.
Production d’électricité en Algérie : sécuriser l’été, préparer l’avenir
À plus court terme, un centre de transformation mobile 30/60 kV entrera en service dès la prochaine saison estivale. Objectif : garantir la stabilité de l’approvisionnement, notamment lors des pics de consommation.
Cette dynamique vise aussi les zones isolées, souvent les premières touchées par les perturbations. Investisseurs, agriculteurs, citoyens : tous restent concernés.
Le « projet du siècle » ne promet pas des miracles immédiats. Mais il trace une trajectoire. Et, sur le terrain, les premiers signaux commencent à s’allumer.
