Sukuk souverains Ijara : les Algériens de l’étranger concernés
Souscription aux sukuk Ijara : les Algériens de l’étranger peuvent investir dans les mêmes conditions que les résidents © Algérie Zoom
Le Trésor public a annoncé le lancement officiel de la souscription aux sukuk souverains Ijara mardi dernier, dits « droit d’usage », selon un communiqué relayé par la BEA ce 2 février 2026. L’opération est ouverte aux particuliers comme aux institutions, sans distinction entre résidents et non-résidents. Les Algériens établis à l’étranger sont donc concernés, au même titre que ceux vivant en Algérie.
L’annonce s’inscrit dans une stratégie assumée de développement du marché financier national et de renforcement de la finance islamique. L’objectif affiché est clair : diversifier les sources de financement de l’État, mobiliser l’épargne nationale et proposer des instruments financiers islamiques en complément des mécanismes traditionnels.
Sur le terrain, cette précision est loin d’être anodine. Elle signifie que la souscription aux sukuk souverains Ijara ne se limite pas aux seuls résidents. Les Algériens de l’étranger peuvent également participer à cette opération, dans les mêmes conditions, via les circuits prévus.
Une souscription ouverte, encadrée par des institutions agréées
Les sukuk souverains Ijara sont émis dans le cadre d’une souscription ouverte sur le marché algérien. L’accès se fait par l’intermédiaire des institutions agréées, notamment les banques, les compagnies d’assurance et les banques de wilaya. Ce dispositif concerne l’ensemble des souscripteurs, qu’ils soient résidents ou non-résidents.
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Le produit repose sur une formule d’investissement reconnue à l’international. Il offre un rendement périodique fixe, assorti d’une participation aux bénéfices réalisés sur des produits conformes aux règles de la charia islamique. C’est l’un des points centraux de cette émission, pensée pour répondre à une demande croissante en instruments de finance islamique.
Un caractère exceptionnel assumé
Le Trésor public insiste sur le caractère exceptionnel de l’opération. Le volume d’émission visé est important, et la souscription pourra être clôturée dès l’atteinte des objectifs fixés. Il ne s’agit donc pas d’une souscription ouverte sur une période longue et figée, mais d’un dispositif conditionné à un seuil.
Ce fonctionnement renforce l’intérêt autour de l’opération, tout en appelant les personnes concernées à se renseigner rapidement auprès des intermédiaires agréés afin de finaliser leur souscription dans les délais impartis.
Un cadre d’information centralisé
Les modalités pratiques de la souscription sont appelées à être précisées via le site officiel dédié aux sukuk.
C’est par ce canal que les souscripteurs, résidents comme non-résidents, peuvent accéder aux informations utiles et actualisées.
En clair, le message du Trésor public est net : l’opération vise l’ensemble des investisseurs concernés, sans distinction liée à la résidence. Les Algériens de l’étranger ne sont ni à part, ni à côté. Ils font en effet partie du public visé par cette émission de sukuk souverains Ijara, au même titre que les résidents.
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Le coup d’envoi est donné. Le cadre est posé. Reste désormais la phase de souscription.
