Arrestation de Boualem Sansal : l’Algérie répond au parlement européen
L’Algérie donne suite, via son président de l’APN, à l’évocation de l’affaire de Boualem Sansal au parlement de l’Union européenne.
Avec l’initiative de l’extrême-droite française, notamment celle de eurodéputé Marion Maréchal, l’affaire de Boualem Sansal a été évoquée au parlement européen et l’Algérie, de façon indirecte, a répondu à ce qu’elle qualifie d’une ingérence flagrante dans les affaires internes du pays.
Au moment où des médias avec des personnalités politiques, en plus d’organisations de divers horizons en France, essaient de donner une dimension française et européenne à la question de Boualem Sansal, l’Algérie affirme avec force qu’il s’agit d’une affaire interne d’un pays souverain.
C’est en marge d’une réunion du bureau de l’Assemblée populaire nationale que le président de l’APN, Ibrahim Boughali, s’est exprimé sur le sujet sans nécessairement nommer de façon explicite l’affaire de l’écrivain franco-algérien arrêté. Cependant, le contenu de la déclaration ne laisse aucune place au doute que cela fait référence à l’affaire de Boualem Sansal.
Le responsable a expliqué que les tentatives d’ingérence de plusieurs médias et personnalités françaises, ainsi que du parlement européen, dans les affaires de l’Algérie n’est qu’une façon de faire oublier les véritables dépassements des droits de l’Homme et du Droit international.
Du détournement de l’attention, selon Boughali
On peut faire ici le lien avec les événements sanglants qui ont lieu à Gaza. Le responsable ferait alors allusion au traitement médiatique de la guerre menée par Israël en Palestine ainsi qu’au Liban.
Ibrahim Boughali estime qu’il ne reste plus aucun crédit à tous ces relais, concernant la séparation des pouvoirs ainsi que l’indépendance de la justice.
Là encore on pourrait supposer que l’intervenant fait allusion au refus de la France de se soumettre au mandat d’arrêt émis par la Cour Internationale contre Benjamin Natenyahu.
Par ailleurs, le président de l’APN a clamé que toute personne qui menace la stabilité et l’unité de l’Algérie aura affaire à la loi algérienne. L’écrivain algérien naturalisé Français Boualem Sansal se confronte justement à des accusations de ce type.
