Diaspora algérienne : ce qui change en 2026
Passeport, voitures et visa : voici les réformes majeures qui transformeront le quotidien de la diaspora algérienne en 2026 © MFA - Algérie Zoom
À partir de ce 1ᵉʳ janvier 2026, plusieurs mesures longtemps attendues par la diaspora algérienne entrent officiellement en vigueur. Adoptées dans le cadre de la loi de finances 2026, elles touchent directement le passeport, l’importation de véhicules et les conditions de voyage vers l’Algérie. En clair, des facilités concrètes, surtout pour les Algériens établis à l’étranger.
Le texte, publié mercredi 31 décembre au Journal officiel, marque un tournant. En 2026, les autorités affichent une volonté nette d’alléger certaines contraintes administratives qui pesaient sur la diaspora algérienne. Sur le terrain, ces changements se font déjà sentir.
Diaspora algérienne : 3 changements majeurs en 2026
Premier changement, et non des moindres : le prix du timbre du passeport algérien dans les consulats. Jusqu’ici, les membres de la diaspora payaient 60 euros pour un passeport biométrique de 28 pages, soit bien plus que le tarif appliqué en Algérie.
Depuis ce jeudi, ce montant recule à environ 40 euros, un niveau désormais aligné sur celui pratiqué sur le territoire national, calculé selon le taux de change officiel. Une différence loin d’être anodine, notamment pour les familles nombreuses.
Autre précision importante : le tarif du timbre ne restera plus figé. Il sera à présent ajusté chaque année par arrêté interministériel, en fonction de l’évolution du dinar. Une formule plus souple, qui évite les écarts prolongés entre l’Algérie et l’étranger.
Voitures : ouverture aux modèles de moins de cinq ans
Deuxième mesure phare : l’extension du dispositif du certificat de changement de résidence (CCR). Jusqu’à présent, seuls les véhicules neufs pouvaient être importés sans droits de douane par les Algériens décidant de rentrer définitivement au pays.
La loi de finances 2026 élargit cette possibilité aux voitures d’occasion de moins de cinq ans. Une décision très attendue, compte tenu des prix élevés du neuf et des difficultés d’approvisionnement sur le marché local.
Les conditions restent strictes. Le bénéficiaire doit être immatriculé auprès d’un consulat, justifier d’au moins trois ans de résidence continue à l’étranger et ne jamais avoir profité auparavant du CCR. L’exonération des droits et taxes douanières reste toutefois maintenue, un avantage considérable.
Voyager sans visa : la mesure prolongée
Dernier point, mais pas le moindre : la reconduction de la mesure autorisant certains binationaux à voyager vers l’Algérie sans visa. Cette facilité reste valable jusqu’au 31 décembre 2026.
Deux cas de figure s’appliquent. Le voyage peut s’effectuer avec un passeport étranger valide, accompagné soit d’une carte d’identité algérienne expirée, soit d’un passeport biométrique algérien expiré. Une condition toutefois : utiliser les mêmes documents à l’entrée et à la sortie du territoire.
La mesure concerne aussi les enfants de moins de 15 ans, à condition de présenter des documents d’état civil prouvant le lien familial ou le statut de tuteur. En cas de différences entre les identités figurant sur les documents, une attestation d’individualité ou une décision judiciaire reste exigée.
Sur le fond, ces décisions qui entrent en vigueur à partir de ce jeudi 1ᵉʳ janvier 2026 traduisent un signal clair envoyé à la diaspora algérienne. Moins de barrières, plus de souplesse. Et, pour beaucoup, un rapport un peu plus apaisé avec l’administration algérienne.
