Mine de zinc d’Amizour : le Premier ministre lance les travaux à Béjaïa
Le Premier ministre supervise à Béjaïa le démarrage du chantier de la mine de zinc d’Amizour - Algérie Zoom
Ce mardi 17 mars 2026, le Premier ministre Sifi Ghrieb s’est déplacé dans la wilaya de Béjaïa pour lancer officiellement les travaux du projet d’exploitation et de valorisation de la mine de zinc et de plomb d’Amizour-Tala Hamza. Une visite effectuée sur instruction du président Abdelmadjid Tebboune, dans un contexte où le secteur minier revient progressivement au centre des priorités économiques.
Autour de lui, plusieurs membres du gouvernement, dont Mohamed Arkab, ont pris part à cette mise en route, marquée par la pose de la première pierre du projet, indique un communiqué des services du Premier ministre.
Sur place, la séquence s’est déroulée en plusieurs étapes, au plus près du site. Le Premier ministre s’est d’abord rendu au village Aït Bouzid, dans la commune de Tala Hamza, où s’est tenue la cérémonie officielle en présence des autorités locales, dont le wali de Béjaïa, Kamel-Eddine Karbouche. Après une brève intervention d’accueil, les équipes techniques ont enchaîné les présentations.
Les responsables du groupe Sonarem ont détaillé l’architecture du projet, piloté par la société mixte algéro-australienne BzL, avec un objectif de production annuel clairement affiché. Dans la foulée, les représentants des travaux publics sont intervenus. Ils ont mis l’accent sur l’ouverture d’un axe routier reliant directement le gisement à l’autoroute, au niveau du PK 13, pour faciliter le transport des équipements et du minerai.
D’autres volets ont été abordés, plus discrets mais essentiels. L’alimentation en énergie, par exemple, avec une ligne électrique de 60 kV prévue depuis El Kseur. Ou encore la gestion de l’eau : les services concernés assurent que la zone exploitée reste limitée à une faible part du bassin hydrologique, avec un dispositif de traitement des eaux de drainage avant toute réutilisation.
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Le port de Béjaïa a également été intégré dans le schéma global, notamment pour l’exportation, avec des installations dédiées déjà envisagées. Une organisation complète, pensée en amont, pour encadrer l’entrée en exploitation du site.
Mine d’Amizour : un gisement de zinc parmi les plus importants
Les chiffres avancés donnent une idée assez précise de l’enjeu. Le site d’Amizour-Tala Hamza renferme près de 54 millions de tonnes de minerais, dont environ 34 millions de tonnes exploitables. Le concentré se compose majoritairement de zinc (78 %) et de plomb (22 %).
À terme, l’exploitation devrait atteindre une cadence de 2 millions de tonnes de minerai brut par an. Le traitement sur place permettra d’obtenir environ 170.000 tonnes de zinc et 30.000 tonnes de plomb chaque année.
Par son volume et sa qualité, ce gisement place l’Algérie dans une position notable à l’échelle internationale, avec une perspective de classement parmi les principaux détenteurs de réserves de zinc.
Un investissement industriel structurant
Le projet de la mine de zinc d’Amizour mobilise un investissement estimé à 471 millions de dollars. Il s’appuie sur une organisation industrielle intégrée, incluant l’extraction et le traitement du minerai.
Les autorités présentent ce chantier comme une étape importante dans la relance de l’activité minière. L’objectif affiché est double. Il s’agit alors de couvrir une partie de la demande nationale en zinc et plomb, tout en réduisant le recours aux importations.
À plus long terme, la production excédentaire pourrait être orientée vers l’exportation, avec des retombées attendues en devises.
Emploi et dynamique locale
Sur le plan social, le projet prévoit donc la création d’environ 1.000 emplois directs et près de 4.000 emplois indirects. Des postes qui devraient concerner différentes phases, de la construction à l’exploitation.
En amont, plusieurs réunions de coordination ont été organisées au niveau local. Cela, en présence des autorités de la wilaya, des responsables du groupe public Sonarem et des représentants de la société mixte algéro-australienne en charge du projet.
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Le lancement de ce chantier intervient quelques semaines après la mise en exploitation du gisement de fer de Gara Djebilet, dans la wilaya de Tindouf. Deux projets miniers d’envergure engagés sur une période rapprochée.
Au-delà des annonces, c’est désormais la phase opérationnelle qui s’ouvre. Les travaux viennent de commencer. Le reste dépendra du rythme du chantier.
