De Gara Djebilet à l’usine Fiat : l’acier algérien en ligne de mire

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Gara Djebilet Fiat

Fiat Algérie prépare l’intégration du fer de Gara Djebilet pour renforcer l’usine d’Oran © Fiat (Facebook officiel) - Algérie Zoom

À Oran, en marge du Salon national Mechanica, Salim Ramdani, directeur général par intérim de Stellantis Algérie, a confirmé que le projet de Gara Djebilet fournira, à terme, la matière première nécessaire à la fabrication de tôles pour les voitures Fiat. Autrement dit, la marque italienne misera bientôt sur le fer algérien pour ses futurs besoins industriels.

Gara Djebilet, un projet en décollage

L’annonce a été faite lors d’un atelier consacré à la sous-traitance, devant des industriels, des opérateurs du service après-vente et des responsables du secteur. Le calendrier précis n’a pas été dévoilé. Pas encore. Mais l’orientation est posée.

Difficile de ne pas voir dans cette déclaration du DG de Fiat Algérie un signal fort, quelques jours seulement après le lancement officiel de l’extraction du minerai de fer à Gara Djebilet, le 1er février, sous la supervision du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Le lendemain, les premières cargaisons arrivaient déjà à Oran, transportées par le train minier. Le décor était planté.

Fiat Algérie : Stellantis mise sur l’écosystème local

Chez Stellantis, le discours reste pragmatique. Ramdani l’a rappelé : l’agrément des sous-traitants locaux obéit à des conditions précises, fixées par un cahier des charges industriel. Objectif affiché : structurer un réseau fiable, capable de répondre aux standards du groupe.

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Aujourd’hui, 13 sous-traitants opèrent dans l’industrie et 13 autres dans le service après-vente. Ce dernier, selon Stellantis, offre encore de larges marges de progression, notamment dans la fabrication de pièces liées à l’entretien des véhicules. Le taux d’intégration, lui, atteignait 20 % à la fin de l’année 2025. Une base, pas un plafond.

Le démarrage n’a pas été simple, reconnaît-on en interne. Mais les lignes bougent. Et des projets d’exportation de pièces de rechange vers l’Afrique sont déjà dans les tuyaux.

Pièces plastiques, faisceaux, acier : l’intégration progresse

Lors de l’atelier, Ahcene Boussag, responsable de la sous-traitance chez Stellantis, a détaillé la méthode adoptée. Quatre grandes catégories de pièces sont concernées. Les pièces plastiques d’abord, où les résultats sont jugés encourageants. Les grandes pièces plastiques ensuite, plus complexes à industrialiser.

Un mot aussi sur les faisceaux électriques. Là, le cap a été franchi : tous sont désormais produits localement, grâce à un partenariat avec Ide-Net, entreprise algérienne désormais liée à de grands acteurs internationaux.

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Verre, batteries, réservoirs… Au total, Stellantis travaille sur près de 40 références. Et prochainement, des tôles de voitures Fiat issues du fer de Gara Djebilet. Sur le terrain, certains industriels y voient déjà le début d’une nouvelle étape.

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